Le lierre n'est pas un parasite des arbres
Dans les espaces verts de Lierre, comme ailleurs, le lierre (Hedera helix) est fréquemment présenté comme une menace pour les arbres. Cette vision mérite d'être nuancée à la lumière des observations naturalistes et des études récentes. Le lierre est une liane persistante qui s'accroche à l'écorce à l'aide de racines aériennes — appelées racines-crampons — qui assurent uniquement l'ancrage. Elles ne pénètrent pas les tissus vivants de l'arbre. Le lierre se nourrit par ses propres racines dans le sol et par la photosynthèse de ses feuilles ; il ne prélève donc pas la sève de l'arbre et n'est pas, au sens strict, un parasite.
« Le lierre n'est pas un "parasite" »
Une ressource tardive pour les pollinisateurs
Un atout majeur du lierre est sa floraison tardive, qui intervient entre septembre et novembre. À une période où peu d'autres espèces produisent du nectar et du pollen, le lierre devient une source alimentaire précieuse pour de nombreux insectes pollinisateurs : abeilles domestiques et sauvages, syrphes, guêpes et plusieurs papillons. Dans un environnement urbain comme celui de Lierre, où les ressources florales peuvent se raréfier à l'automne, cette floraison prolonge la période d'alimentation disponible pour ces insectes.
Abri pour insectes et oiseaux
Le feuillage dense et persistant du lierre offre des micro-habitats utiles tout au long de l'année. Certaines espèces de papillons utilisent le lierre comme refuge hivernal, tandis que l'épaisseur des feuilles protège des intempéries et du froid. Pour les oiseaux, le lierre peut fournir des endroits de nidification et des caches alimentaires, surtout dans les secteurs où la végétation reste limitée en hiver.
- Rôle écologique : source tardive de nectar et abri pour la faune.
- Affirmation erronée : le lierre ne « pompe » pas la sève de l'arbre.
- Gestion locale : concilier protection des arbres et maintien de la biodiversité.
Conséquences pour la gestion des espaces verts à Lierre
Pour les services communaux et les gestionnaires d'alignements en ville, la présence de lierre pose des questions pratiques : est-ce que l'entretenir, le supprimer partiellement ou laisser faire ? Les décisions doivent tenir compte à la fois de l'état sanitaire de l'arbre, des enjeux de sécurité (branches mortes) et de la valeur écologique du lierre. Là où l'arbre présente des signes de dépérissement, un élagage ciblé ou un retrait du lierre peuvent être envisagés pour limiter le poids sur la structure. Dans des situations où l'arbre est sain, favoriser des pratiques qui préservent la biodiversité — par exemple garder des bandes de végétation non entièrement nettoyées — peut soutenir les pollinisateurs et les oiseaux locaux.
| Atout | Effet |
|---|---|
| Floraison automnale | Source de nectar/pollen pour pollinisateurs |
| Feuillage persistant | Refuge pour insectes et abri hivernal |
| Racines-crampons | Ancrage sans parasitisme des tissus |
À Lierre, comme dans d'autres communes de la province d'Anvers, la réflexion autour du lierre invite à dépasser les idées reçues et à adopter une approche équilibrée entre protection du patrimoine arboré et préservation de la biodiversité urbaine.