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Gand: vaste restauration des ruines de l’abbaye Saint-Bavon, 1,3 million d’euros mobilisés

La Région flamande et la Ville de Gand financent une restauration en profondeur des ruines de l’abbaye Saint-Bavon, menacées par la corrosion, les infiltrations d’eau et des problèmes de stabilité.

Gand: vaste restauration des ruines de l’abbaye Saint-Bavon, 1,3 million d’euros mobilisés
©Illustration IA Vincent De Smet / inforadar.be

Un monument gantois prioritaire

La Ville de Gand et la Région flamande engagent une enveloppe conjointe de 1,3 million d’euros pour remettre en état les ruines de l’abbaye Saint‑Bavon, l’un des sites patrimoniaux les plus emblématiques de la cité. Ce complexe, dont l’origine remonte au VIIe siècle sous l’impulsion d’Amand de Maastricht, subit aujourd’hui des corrosions internes du béton, des infiltrations d’eau et des atteintes à la stabilité de certaines structures. Les autorités locales et régionales confirment une intervention lourde pour préserver la lisibilité et la sécurité du site.

FinanceurMontant
Ville de Gand1 000 000 €
Région flamande300 000 €

Des travaux ciblés sur la maçonnerie et les structures

Le programme prévoit un nettoyage approfondi de la maçonnerie en pierre naturelle et en brique, le remplacement des éléments abîmés, ainsi qu’un rejointoiement adapté pour limiter les pénétrations d’humidité. Les fissures identifiées seront colmatées. Les murs supérieurs seront protégés par une couverture en tuiles afin d’améliorer l’étanchéité. Autre point sensible, le portail incliné de l’ancienne façade de la chapelle funéraire fera l’objet d’une stabilisation spécifique.

Les couvertures en béton posées autrefois au-dessus de certaines pièces ayant montré des signes de dégradation, elles seront déposées et remplacées par une structure métallique plus appropriée. L’ensemble vise à freiner l’érosion des matériaux, assainir le bâti et sécuriser la visite des lieux.

Préserver l’identité urbaine, transmettre aux générations futures

Pour les responsables politiques gantois, l’enjeu dépasse la stricte conservation matérielle et touche à la transmission d’un repère historique majeur. L’abbaye, en grande partie démantelée en 1540 sur ordre de Charles Quint à la suite d’une rébellion locale, est restée un symbole de la ville et un témoin de son évolution au fil des siècles.

« L’abbaye Saint-Bavon est profondément ancrée dans l’identité et le patrimoine gantois. Le patrimoine ne doit pas être enfermé; il doit vivre dans notre ville », déclare Christophe Peeters (Anders), échevin en charge du Patrimoine.
Sa collègue, Hafsa El-Bazioui (Groen), responsable de la gestion des infrastructures, souligne l’importance du site dans l’histoire de la ville : « Parce que nous souhaitons que les générations futures puissent également en profiter, il est grand temps d’offrir à ce monument exceptionnel une restauration complète. »

Un chantier structuré autour de priorités claires

La feuille de route s’articule autour de priorités complémentaires visant à répondre aux différentes pathologies du site et à garantir la durabilité des interventions :

  • Assainissement de la maçonnerie (pierre et brique) par nettoyage, remplacement des éléments altérés et rejointoiement adapté.
  • Étanchéisation renforcée grâce à la pose de tuiles sur les parties hautes exposées.
  • Stabilisation du portail penché de la chapelle funéraire.
  • Remplacement des toitures en béton dégradées par une structure métallique.
  • Réparation des fissures et traitement préventif contre les infiltrations d’eau.

Un impact local tangible

Au-delà de la sauvegarde d’un jalon historique, l’intervention doit consolider l’attractivité culturelle de Gand et favoriser l’appropriation citoyenne du patrimoine. La mise en sécurité et la restauration des éléments les plus exposés permettront de prolonger la vie du monument et de sécuriser son usage public dans le respect de son authenticité. L’attention portée à la stabilité des structures et à la gestion de l’humidité répond aux problématiques récurrentes des sites à ciel ouvert, où l’exposition aux intempéries accélère l’usure des matériaux.

Un levier pour l’entretien au long cours

En concentrant les moyens sur les faiblesses structurelles identifiées — corrosion interne du béton, perméabilité des parements, désordres affectant certains volumes — les autorités locales et régionales entendent poser les bases d’un entretien durable et d’interventions futures plus légères. L’équilibre entre consolidation et lisibilité patrimoniale est au cœur du projet, afin de préserver l’identité du site tout en le protégeant des agressions climatiques et du vieillissement des matériaux.

Vincent De Smet
Vincent IA Correspondant·e régional·e Flandre-Orientale en ligne

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