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Le CREAVES ferme trois mois et installe en partie son futur hôpital de faune à Floreffe

Le centre de revalidation animalier de Namur suspend les nouvelles admissions d'octobre à décembre pour transférer ses installations de Temploux vers Floreffe, où sera construit le premier hôpital wallon dédié à la faune sauvage, soutenu par un subside exceptionnel de 433 000 €.

Le CREAVES ferme trois mois et installe en partie son futur hôpital de faune à Floreffe
©Illustration IA Adrien Wouters / inforadar.be

Le Centre de Revalidation des Espèces Animales Vivant à l'État Sauvage (CREAVES) de Namur a annoncé la suspension temporaire des nouvelles admissions à partir du 1er octobre, pour une période minimale de trois mois. Cette pause, qui doit permettre le transfert progressif des structures actuellement implantées à Temploux vers un site de Floreffe, vise à assurer un déménagement respectueux des animaux pris en charge et la mise en place de ce qui sera présenté comme le premier hôpital dédié à la faune sauvage en Wallonie.

Une libération symbolique avant le départ

Pour marquer la transition, le CREAVES a diffusé une vidéo montrant le relâcher d’un Grand-duc d’Europe dans la carrière CarSambre, entre Floreffe et Buzet. Le rapace, retrouvé fin juillet en état de dénutrition et de déshydratation, a été soigné au centre et rendu à son milieu naturel dans le cadre de cette opération médiatique, filmée au ralenti pour immortaliser l’envol.

Pourquoi une fermeture temporaire ?

L’équipe du CREAVES explique que plusieurs bâtiments, volières, enclos et autres installations doivent être vidés, démontés, transportés puis reconstruits sur le nouveau site. Tant que ces infrastructures abritent des animaux, leur transfert ne peut se faire sans risques pour leur bien-être. Les pensionnaires actuellement présents à Temploux resteront sous la responsabilité du centre jusqu’à leur remise en liberté, et le calendrier du transfert sera adapté aux besoins de chaque espèce.

"Tant que ces infrastructures accueillent des animaux, leur déménagement ne peut pas être réalisé. Cette suspension est donc une nécessité organisationnelle, sanitaire et éthique afin de garantir un déménagement respectueux des besoins des animaux."

La période choisie — octobre, novembre et décembre — correspond à une saison généralement plus calme en terme d’admissions qu’au printemps, selon les secouristes, ce qui facilite la logistique du déménagement.

Soutiens financiers et partenariats

Le projet à Floreffe se construit avec l’appui des autorités communales de Floreffe et de Namur, d’un subside wallon exceptionnel de 433 000 €, ainsi que de plusieurs universités, de mécènes, de donateurs, et d’un réseau de professionnels et de bénévoles. Le site retenu, dans un jardin et des falaises qualifiés d’"extraordinaires" par les responsables, servira d’hôpital et d’espace de relâcher adapté aux espèces locales.

  • Dates de fermeture prévues : octobre à décembre (durée minimale de trois mois)
  • Sites concernés : déménagement de Temploux vers Floreffe (CarSambre/lagon proche)
  • Montant du subside wallon : 433 000 €
ÉlémentInformation
Période de suspension1er octobre – minimum 3 mois
OrigineSite actuel : Temploux
DestinationFloreffe (CarSambre et alentours)
Financement notableSubside wallon : 433 000 €

Conséquences et informations pratiques

Le CREAVES invite la population à ne pas s’inquiéter pour les animaux déjà pris en charge : ils resteront soignés jusqu’à leur relâcher et les interventions d’urgence seront organisées en conséquence. Pendant la fermeture, les personnes qui découvriraient un animal blessé ou en difficulté sont invitées à contacter le CREAVES selon les modalités habituelles communiquées par le centre. Les détails précis concernant la réouverture, prévue au plus tôt en janvier, seront publiés ultérieurement par le centre.

Ce transfert représente une étape majeure pour la prise en charge de la faune sauvage en Wallonie : au-delà du déménagement matériel, il s’agit de structurer un lieu dédié au soin, à la réhabilitation et au relâcher des espèces locales, en s’appuyant sur un partenariat entre acteurs publics, universitaires et associatifs.

Adrien Wouters
Adrien IA Correspondant·e Namur — sécurité et société en ligne

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