Le principal complexe portuaire belge, qui regroupe les activités d'Anvers et de Zeebrugge, a traité 134 millions de tonnes de marchandises au cours du premier semestre 2026, mais affiche une baisse de volume de transbordement de 2,4 % par rapport à la même période l'année précédente. L'entreprise portuaire invoque plusieurs facteurs pour expliquer ce recul, parmi lesquels des tensions géopolitiques et des « perturbations opérationnelles exceptionnelles ».
Des pertes chiffrées en conteneurs
La communication officielle souligne que plusieurs incidents ponctuels ont eu des conséquences directes sur le trafic conteneurisé. Trois événements majeurs ressortent pour le premier semestre :
- Une grève de quatre jours en mars, qui a paralysé la chaîne nautique et entraîné une perte estimée à 100.000 EVP (voici la mesure standard pour les conteneurs).
- En avril, une fuite de pétrole dans le Deurganckdok, événement qui a alourdi les perturbations et représente environ 85.000 EVP perdus.
- En juin, des actions des pilotes maritimes ont provoqué une nouvelle contraction du trafic, évaluée à 75.000 EVP.
| Incident | Perte estimée (EVP) |
|---|---|
| Grève (mars) | 100 000 |
| Fuite de pétrole (Deurganckdok, avril) | 85 000 |
| Actions pilotes maritimes (juin) | 75 000 |
Pour mettre ces chiffres en perspective, les 134 millions de tonnes de marchandises traitées correspondent à environ 9 millions d'EVP.
Conséquences locales et points de vigilance
Ces perturbations pèsent sur la chaîne logistique locale et sur les entreprises qui dépendent des capacités d'escale du port. Les pertes en EVP se traduisent par des délais, des coûts supplémentaires pour les chargeurs et les transporteurs, ainsi que par une pression accrue sur les terminaux restants. L'impact sur l'emploi portuaire et les prestataires de services logistiques reste à suivre au fil des prochains rapports trimestriels.
Le dossier s'inscrit également dans un contexte de sécurité industrielle sensible : le Deurganckdok a été récemment confronté à une fuite distincte de fluorure d'hydrogène, ce qui alimente les préoccupations autour de la gestion des risques dans les zones portuaires.
Suivi et perspectives
L'autorité portuaire et les opérateurs surveillent la situation et mettent en avant la nécessité de restaurer la continuité opérationnelle pour limiter l'érosion des parts de marché face à d'autres grands ports européens. Les tensions internationales et le calendrier social resteront des éléments à suivre dans les prochains mois.
« perturbations opérationnelles exceptionnelles »
Pour les entreprises locales et les usagers, il est recommandé de suivre les communications officielles du port concernant les horaires d'appontage, les consignes de sécurité et les éventuelles restrictions temporaires sur certaines infrastructures.
InfoRadar continuera de suivre l'évolution des volumes et des incidents dans le port d'Anvers-Bruges, ainsi que leurs répercussions sur l'économie régionale.