Contexte et déroulement des faits
Le tribunal a rendu son verdict dans une affaire qui avait choqué plusieurs communes de la province de Limbourg. Les incidents se sont produits les 5 et 7 janvier derniers dans un salon de coiffure à Neeroeteren. Selon les éléments présentés à l'audience, l'homme est d'abord entré dans le salon, armé d'un sabre, parce qu'il croyait que le coiffeur entretenait des relations avec sa compagne.
Escalade de la violence
Deux jours plus tard, après une querelle impliquant sa petite amie et son père, le quadragénaire s'est rendu dans un café où il a consommé des boissons alcoolisées et des stupéfiants. En état d'ébriété et sous l'influence de drogues, il est retourné au salon et a de nouveau tenté d'en prendre au coiffeur avec son sabre. La victime a d'abord réussi à fuir, mais l'agresseur l'a rattrapé et plaqué au sol. Plusieurs témoins ont vu l'homme poser la lame sous la gorge du professionnel. L'intervention de passants a permis au coiffeur de se dégager et de se réfugier dans le logement d'un agent immobilier situé à proximité.
- 5 janvier : première intrusion armée dans le salon.
- 7 janvier : retour armé après consommation d'alcool et de drogues, violence et menaces.
- Arrestation compliquée par la résistance ; dégâts matériels signalés sur un véhicule.
Procédure judiciaire et motivations invoquées
Lors de l'audience, le prévenu a expliqué avoir perdu le contrôle en raison de l'absorption d'alcool et de stupéfiants. Il a également affirmé que le message envoyé par le coiffeur à sa compagne — dans lequel, selon lui, l'intéressé annonçait son intention de « coucher » avec elle — avait déclenché sa réaction. Il a déclaré :
« Ça, et le message qu'il avait envoyé à ma copine dans lequel il écrivait vouloir coucher avec elle. Mais je n'ai jamais eu l'intention de le tuer. »
Le tribunal n'a pas retenu cette défense comme atténuante suffisante. Les juges ont relevé que l'accusé avait disposé de temps et d'occasions pour mesurer les conséquences possibles de ses actes de vengeance avant de commettre la seconde agression.
Sanction et signification pour la région
La peine prononcée est de six ans de détention. Le verdict illustre la sévérité avec laquelle la justice traite les agressions commises avec une arme blanche et en état d'ivresse. Pour les commerçants et les habitants de Tongres et des communes alentour, cette affaire rappelle l'importance de la sécurité des lieux publics et la vulnérabilité des travailleurs de proximité face aux comportements violents.
| Date | Événement |
|---|---|
| 5 janvier | Première intrusion armée au salon |
| 7 janvier | Retour, agression et menaces à la lame |
| Date du jugement | Condamnation à six ans de prison |
Les autorités locales et les professionnels de la région sont invités à rester vigilants. L'affaire reste un signal d'alarme pour la prévention des violences liées à l'alcool et aux drogues, ainsi que pour la protection des petites entreprises de proximité.