Un pas décisif vers une piscine urbaine sur la toiture des Abattoirs
Le gouvernement de la région bruxelloise a approuvé, jeudi, le lancement d’un marché DBFM (Design, Build, Finance, Maintain & Operate) destiné à la conception, la construction, le financement, l’entretien et l’exploitation d’une piscine installée sur la toiture du bâtiment dit « Manufacture », sur le site des Abattoirs à Anderlecht. Cette décision marque une avancée concrète pour un équipement attendu par les autorités comme par les acteurs locaux.
Le projet combine plusieurs objectifs : offrir un lieu de baignade en plein air accessible, renforcer l’offre d’apprentissage de la natation et intégrer des solutions respectueuses du climat. La secrétaire d’État en charge de la Rénovation urbaine a souligné la portée de cette initiative, qui associe réhabilitation d’un bâtiment et transition environnementale.
- La toiture a déjà été renforcée grâce à plus de 4 millions d’euros d’investissements publics.
- L’équipement comprendra une piscine couverte de 25 m, un bassin d’apprentissage et une piscine extérieure (objectif : un bassin extérieur de 25 m utilisable sur une longue saison).
- Des espaces récréatifs et de détente viendront compléter l’offre, leur conception étant laissée aux équipes d’architectes et d’exploitants sélectionnés.
“Avec cette nouvelle piscine, nous réinscrivons la baignade en plein air dans les infrastructures publiques essentielles de notre ville.”
Les responsables prévoient, dans le cahier des charges, des engagements d’ouverture et d’usage : l’équipement devra être accessible au public et aux clubs pendant au moins 3.500 heures par an et être en fonctionnement pendant un minimum de 50 semaines. Des créneaux seront garantis pour les écoles et les associations sportives.
| Élément | Valeur annoncée |
|---|---|
| Investissement public déjà engagé | +4 millions € |
| Heures d’ouverture minimales | 3.500 h/an |
| Période minimale d’ouverture | 50 semaines |
| Fréquentation estimée à terme | ~400.000 visiteurs/an |
Sur le plan technique et énergétique, le projet prévoit le chauffage de l’eau du bassin par la récupération des chaleurs résiduelles générées par les activités du bâtiment, une approche visant à réduire l’empreinte énergétique de l’équipement. Les acteurs publics insistent sur la volonté d’offrir un lieu de rafraîchissement lors des épisodes de chaleur, tout en rendant la baignade « accessible à toutes et tous ».
Pour les habitants d’Anderlecht, ce dossier soulève plusieurs enjeux pratiques et de gouvernance : la désignation d’un opérateur via la procédure DBFM, les modalités tarifaires et sociales des accès (habitants, écoles, clubs), le calendrier exact des travaux et l’impact sur la programmation culturelle et sportive du site des Abattoirs. Le marché DBFM va définir les responsabilités de conception et d’exploitation sur le long terme, ainsi que les garanties de qualité et de maintenance.
Les prochaines étapes à suivre pour les riverains et associations locales : la publication du cahier des charges du marché DBFM, l’appel aux candidatures des consortiums d’architectes-exploitants et, ensuite, le choix de l’offre retenue. Ces étapes fixeront le calendrier opérationnel et la date d’ouverture effective du nouvel équipement accessible depuis Anderlecht.