Un événement qui a marqué durablement la Wallonie voisine
Le 14 juillet 2021, des précipitations d'une intensité exceptionnelle ont provoqué des dégâts majeurs dans plusieurs communes de Wallonie. Cinq ans plus tard, les bourgmestres de La Roche-en-Ardenne, Nassogne et Marche-en-Famenne livrent un premier bilan des travaux entrepris et des mesures prises pour limiter le risque de répétition.
Des chiffres pour situer l'ampleur
Les récits évoquent des volumes d'eau rarement observés: on parle de pointes de 300 litres par m² en 24 heures dans certains secteurs, des conséquences directes sur les lits de cours d'eau et des dommages considérables aux voiries et aux ponts. À Marche-en-Famenne, plus de 500 habitations ont été touchées à On et Hargimont ; la commune a financé plus de 2,2 millions d'euros de réparations pour ses infrastructures publiques.
| Commune | Mesures réalisées | Montant cité |
|---|---|---|
| La Roche-en-Ardenne | Déplacement du lit du ruisseau de Gohette, création d'un bassin écrêteur, réfection de murs et enrochements | — |
| Marche-en-Famenne | Réparations de ponts et de routes, travaux dans On et Hargimont | + 2,2 M€ |
Travaux et chantiers en cours
Les autorités locales décrivent un ensemble d'interventions destinées à diminuer la vulnérabilité des zones habitées:
- recalibrage et déplacement de lits de ruisseaux pour les éloigner des habitations ;
- construction de bassins écrêteurs pour limiter les débits de crue ;
- renforcement et réfection de murs de soutènement et d'enrochements riverains ;
- réhabilitation de ponts et d'ouvrages routiers endommagés.
"Je me souviens de la pluie fracassante, intense, qui ne s'arrêtait pas."
Ce témoignage d'un élu local illustre la brutalité des événements et la mémoire collective qui en est restée. Au-delà des travaux d'urgence, les élus mettent en avant la solidarité et l'entraide qui ont permis de limiter le choc social: hébergements temporaires, mobilisation des agents communaux et aides entre voisins ont été des éléments déterminants dans la phase immédiate.
Reste à faire : priorités et limites
Malgré les réalisations, plusieurs chantiers demeurent en cours: réfection de ponts encore fragiles, consolidation de berges et finalisation de protections localisées. Les communes précisent que des travaux complémentaires seront nécessaires pour terminer la remise en état complète et améliorer la résilience face à de nouveaux épisodes violents.
Pour les habitants d'Ans, ces retours d'expérience proches géographiquement sont une invitation à vérifier l'état des ouvrages hydrauliques et des protections locales, à soutenir les politiques de prévention et à rester attentifs aux plans de gestion des risques. Cinq ans après, la leçon principale retenue par les élus est de combiner investissements techniques et maintien d'une capacité d'entraide au sein des communes.