À la veille de la Fête nationale, une partie du personnel opérationnel du Service d’incendie et d’aide médicale urgente de Bruxelles (SIAMU) observe une grève de 24 heures. La direction a déclaré lundi que la continuité des secours serait assurée malgré le mouvement social, pris en compte par les autorités pour garantir la sécurité des Bruxellois et des nombreux visiteurs attendus.
Mesures mises en place pour maintenir le service
La direction indique avoir coordonné des dispositions avec ses partenaires afin d’assurer les interventions urgentes. Des agents ont été réquisitionnés pour maintenir le service opérationnel indispensable. La direction souligne qu’il ne s’agit pas de s’opposer au droit de grève.
« n’ont aucunement pour objectif de briser la grève ni de remettre en cause le droit de grève »
Elle ajoute respecter le mouvement social et se dit attentive au signal envoyé par le personnel. Après la journée d’action, le SIAMU affirme vouloir poursuivre le dialogue avec les représentants du personnel et transmettre leurs préoccupations aux autorités compétentes, dans les limites de ses compétences.
Les revendications restent vives
Un front syndical avait appelé à une grève totale du personnel opérationnel. Les tensions trouvent leur origine dans plusieurs points de désaccord :
- réduction des effectifs de garde;
- suppression de certains véhicules de secours;
- mutations décidées sans concertation;
- projet de suppression de deux jours fériés spécifiques;
- mise en place d’un système d’évaluation annuel.
En mai, une proposition de réorganisation présentée par la direction avait déjà provoqué une forte opposition. Les pompiers réclament notamment l’engagement de 200 pompiers supplémentaires. Le 31 décembre dernier, un mouvement similaire de 24 heures avait déjà été mené pour dénoncer le manque d’effectifs.
Impact local et enjeux
Pour la capitale, où l’afflux de publics lors de la fête nationale est marqué, la question des effectifs et des moyens opérationnels est sensible. Les mesures de réquisition et les partenariats opérationnels cherchent à limiter les risques pour les interventions urgentes, mais les syndicats estiment que ces solutions ne répondent pas aux causes structurelles du conflit.
| Revendiation | Position de la direction |
|---|---|
| Effectifs de garde | Assurance de la continuité via réquisitions |
| Véhicules supprimés | Mesures opérationnelles concertées avec partenaires |
| Jours fériés et évaluations | Discussions à poursuivre après la grève |
La journée d’action vise à rappeler aux autorités l’urgence d’un suivi des engagements pris lors des précédentes réunions. Tant la direction que les syndicats se disent disposés à reprendre le dialogue; la suite dépendra des échanges avec les instances compétentes et de la capacité à produire des solutions durables sans compromettre la sécurité publique.