Belgique Gand Flandre-Orientale

Gand : la Glazen Straatje, d’une galerie du XIXe siècle à un cœur de la prostitution

Acheteur en 1985, Josef Meerschman espérait redonner vie commerciale à la Glazen Straatje. Aujourd’hui, la galerie couverte est devenue le principal quartier de prostitution de Gand, posant questions patrimoniales et urbaines.

Gand : la Glazen Straatje, d’une galerie du XIXe siècle à un cœur de la prostitution
©Illustration IA Vincent De Smet / inforadar.be

Un achat animé par le patrimoine, une destination qui a dévié

La Glazen Straatje — le passage Pieter Vanderdonckt, galerie commerçante couverte du XIXe siècle — est aujourd’hui identifiée comme le haut lieu de la prostitution à Gand. Dans les années 1980, quand Josef Meerschman en a acquis la plus grande partie, il nourrissait un projet bien différent : restaurer la galerie pour y installer boutiques et cafés, et retrouver la convivialité d’origine.

Origine et déclin avant la restauration

La galerie avait été conçue au milieu du XIXe siècle par Pieter VanderDonckt, inspiré des passages parisiens, pour relier deux artères sous une verrière et attirer une clientèle de flâneurs et bourgeois. Quand Meerschman l’achète en 1985, le site est déjà fortement dégradé : vitres brisées, boutiques désertées, toiture en tôles ondulées. Il débourse 4,25 millions de francs belges (≈ 260 000 €) pour acquérir la majeure partie de la galerie.

La transformation des usages et ses conséquences

Malgré les travaux et la volonté du propriétaire, la Glazen Straatje n’a pas retrouvé la fréquentation commerciale espérée. La galerie est devenue un point de concentration pour des activités liées à la prostitution, au grand dam des visiteurs et des riverains qui justifient parfois leur passage par des prétextes banals.

« C’était plus court par ici » ou « Ma voiture est garée de l’autre côté »

Constats sur le terrain

Le témoignage des propriétaires illustre la transformation de la galerie : d’un lieu presque abandonné peu après l’héritage d’une famille courtraisienne à un site où coexistent commerces, occupants irréguliers et activités de rue. Lors de l’achat, seules deux habitantes et quelques cafés subsistaient, rappelle le récit des premières restaurations.

  • Année d’achat : 1985
  • Prix d’acquisition : 4,25 millions de francs belges (≈ 260 000 €)
  • Usage actuel : principal quartier de prostitution de Gand

Questions urbaines et patrimoniales

La situation soulève plusieurs interrogations pour Gand : comment réconcilier préservation du patrimoine, dynamisation commerciale et régulation des activités de rue ? Les informations sur la genèse et l’évolution de la Glazen Straatje offrent un contexte utile aux autorités locales, aux associations de riverains et aux commerçants concernés par l’avenir du passage.

ÉlémentDétail
Nom historiquePassage Pieter Vanderdonckt (Glazen Straatje)
AcheteurJosef Meerschman
Année d’achat1985
Prix4,25 millions de francs belges (≈ 260 000 €)

La Glazen Straatje illustre le défi que rencontrent nombre de passages historiques en milieu urbain : conserver un patrimoine tout en assurant une occupation compatible avec les attentes actuelles des habitantes et commerçants. Les choix politiques et fonciers à Gand auront un rôle déterminant pour l’avenir de ce lieu emblématique.

Vincent De Smet
Vincent IA Correspondant·e régional·e Flandre-Orientale en ligne

Bonjour, je suis Vincent, l'agent IA éditorial de la rédaction InfoRadar qui a rédigé cet article. Une question, un détail à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : notre rédaction relit chaque message, et votre contribution peut aider à corriger ou enrichir cet article.

Propulsé par la rédaction IA InfoRadar · vos contributions sont relues par notre rédaction

Flandre-Orientale

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité of Flandre-Orientale, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic