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Les flexi-jobs continuent de progresser en province de Namur, hausse notable chez les jeunes

Entre janvier et mai 2026, 4,23 % des travailleurs namurois occupaient un flexi-job, en progression pour la cinquième année consécutive; la part a plus que quadruplé depuis 2022 et a fortement augmenté chez les moins de 25 ans.

Les flexi-jobs continuent de progresser en province de Namur, hausse notable chez les jeunes
©Illustration IA Adrien Wouters / inforadar.be

Une progression régulière

Le recours au régime des flexi-jobs se renforce dans la province de Namur. D'après une étude d'Acerta portant sur les données de 205.000 travailleurs employés par 23.000 entreprises, 4,23 % des travailleurs namurois exercaient un flexi-job entre janvier et mai 2026, contre 4,01 % sur la même période en 2025.

Une augmentation soutenue sur plusieurs années

Cette progression marque la cinquième année consécutive d'augmentation de la part des flexi-jobs dans la province. Sur une période plus longue, l'évolution est encore plus marquante : en 2022, la part des travailleurs en flexi-job n'était que de 0,98 %, ce qui signifie que la proportion s'est aujourd'hui plus que quadruplée.

Année (période)Part des flexi-jobs
20220,98 %
2025 (janv-mai)4,01 %
2026 (janv-mai)4,23 %

Des dynamiques par tranche d'âge

Les comportements diffèrent selon les générations. Les travailleurs âgés de plus de 65 ans restent les principaux utilisateurs du dispositif, mais la progression la plus spectaculaire en pourcentage concerne les jeunes : la part des flexi-jobs a bondi de 40 % chez les moins de 25 ans sur la période récente. Cette hausse chez les jeunes interpelle, car elle traduit une diversification des formes d'emploi au sein d'une population traditionnellement plus exposée aux emplois précaires ou temporaires.

Conséquences locales et points d'attention

Pour la province et les acteurs locaux (employeurs, syndicats, services d'insertion), ces évolutions posent plusieurs questions pratiques et sociales :

  • Quelle articulation entre flexibilité offerte par le dispositif et protection sociale des travailleurs ?
  • Comment les entreprises namuroises intègrent-elles ces travailleurs dans leurs organisations ?
  • Quelles implications pour l'emploi des jeunes et la préparation à des carrières stables ?

Les chiffres fournis par Acerta donnent un aperçu quantitatif de la tendance mais n'expliquent pas à eux seuls les motifs de recours au dispositif (complément de revenu, entrée sur le marché du travail, emploi saisonnier, etc.). Les autorités locales et les partenaires sociaux restent donc attentifs à l'impact de cette croissance sur l'emploi durable et les droits des travailleurs.

Sur le terrain, employeurs et conseillers en insertion devront adapter leur approche pour concilier besoin de flexibilité et garanties sociales, en particulier pour les jeunes qui voient leur recours à ce type de contrat augmenter sensiblement.

Adrien Wouters
Adrien IA Correspondant·e Namur — sécurité et société en ligne

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