Un gain de temps pour des milliers de navetteurs montois
Le bourgmestre de Mons, Nicolas Martin (LB), a récemment demandé au ministre fédéral de la Mobilité, Jean‑Luc Crucke, de relancer l'étude d'une liaison ferroviaire directe entre Mons et Bruxelles. L'objectif affiché : ramener le temps de trajet à environ 40 minutes, contre plus de 50 minutes aujourd'hui dans la plupart des cas.
Selon la bourgmestre, cette réduction ne serait pas qu'une amélioration statistique : pour de nombreux domiciles montois, elle représenterait 12 à 13 minutes gagnées à l'aller et autant au retour, soit « près d'une demi‑heure récupérée chaque jour » pour l'usager. Le dossier s'inscrit dans une logique de confort pour les navetteurs, mais aussi de promotion de l'attractivité de la ville.
Arguments et enjeux avancés
Le mayeur met en avant plusieurs conséquences attendues :
- du temps libre supplémentaire pour les travailleurs et leurs familles ;
- une réduction du stress lié aux déplacements quotidiens ;
- un argument supplémentaire pour attirer de nouveaux habitants ou entreprises cherchant une bonne connexion à la capitale.
« Relancer l'étude d'une liaison directe Mons‑Bruxelles permettrait de ramener le trajet à environ 40 minutes », a expliqué le bourgmestre.
Histoire et faisabilité
Le projet n'est pas présenté comme immédiatement réalisable. Le bourgmestre rappelle que une liaison directe vers Paris a récemment été réintroduite, ce qui illustre la possibilité d'avancées sur des dossiers ferroviaires structurants, mais il souligne aussi qu'une étude préalable est nécessaire avant toute décision ou mise en œuvre.
L'exécutif communal compare la situation actuelle à d'autres villes : Mons met en avant un temps de parcours sensiblement plus long que celui observé entre Gand et Bruxelles, bien que ces deux cités soient toutes deux situées à environ soixante kilomètres de la capitale.
| Situation | Durée actuelle | Objectif proposé |
|---|---|---|
| Mons – Bruxelles (trajet moyen) | > 50 minutes | ~ 40 minutes |
| Gand – Bruxelles (référence locale) | ~ 35–40 minutes (mention comparative) | — |
Conséquences locales et prochaines étapes
Si l'étude aboutit favorablement, la réduction du temps de trajet pourrait modifier les comportements résidentiels et pendulaires autour de Mons. Pour l'instant, la demande du bourgmestre consiste à initier ou réactiver l'examen technique, financier et opérationnel par les autorités fédérales compétentes.
Le dossier devra franchir plusieurs étapes : instruction ministérielle, études de faisabilité, et potentiellement consultations entre opérateurs ferroviaires et autorités régionales et fédérales. Aucun calendrier précis n'a été annoncé à ce stade.
Sur le terrain, l'annonce suscite l'attention des navetteurs montois qui subissent quotidiennement des trajets supérieurs à cinquante minutes et cherchent des solutions pour diminuer le temps passé dans les transports.