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À Gaza, la Coupe du monde devient un bref répit alimenté par des générateurs de fortune

Privés de conforts et d’espaces publics, des Gazaouis se rassemblent sous des tentes pour suivre les matchs, entre rationnement du carburant, risques de coupure et désir de retrouver un semblant de normalité.

À Gaza, la Coupe du monde devient un bref répit alimenté par des générateurs de fortune
©Illustration IA Élise Janssens / inforadar.be

Un écran, un générateur, quelques chaises: le football comme parenthèse

Dans des camps de personnes déplacées et des tentes improvisées à l’ouest de Gaza-ville, des habitants se regroupent autour d’un unique écran branché sur des générateurs qu’ils alimentent au compte-gouttes pour suivre la Coupe du monde. Privés d’électricité régulière et souvent privés de leurs lieux de sortie habituels, ces spectateurs trouvent dans les matches un rare moment de distraction au milieu d’une vie bouleversée par la guerre.

Des cafés de fortune pour maintenir un lien social

Abdel Rahman al-Sheikh Khalil, 30 ans, est un exemple de ces initiatives. Ancien comptable, il a transformé un espace sous tente en café où il installe un écran et propose du thé et du café préparés sur un réchaud à gaz. L’électricité provient d’un petit générateur acheté avec ses dernières économies et utilisé match par match pour économiser le carburant.

« On n’a plus cette joie. Ce n’est pas seulement le soccer qui a changé. C’est notre regard sur tout. »

Le lieu n’a d’un café que le nom: une bâche, des chaises en plastique hétéroclites et un écran posé sur une caisse. Quand le générateur s’arrête, Abdel Rahman interrompt son service pour le relancer, tandis que les clients attendent, concentrés malgré l’inconfort et l’incertitude.

Pourquoi cela importe

Ces rassemblements montrent que, même en situation de crise prolongée, le sport conserve une fonction sociale importante: offrir une parenthèse collective, un espace de partage et d’évasion. Ceux qui tiennent ces cafés de fortune ne cherchent pas forcément un profit financier direct pour les retransmissions — ils vendent plutôt des consommations modestes et priorisent le bénéfice psychologique pour la communauté.

  • Un écran alimenté par générateur: méthode répandue pour suivre les matchs.
  • Rationnement du carburant: source d’incertitude et d’interruptions pendant les rencontres.
  • Cafés sous tente: lieux de sociabilité recréés malgré la guerre.

Limitations et perspectives

Si ces moments n’effacent pas les séquelles du conflit, ils révèlent des formes de résilience et d’ingéniosité au quotidien. Ils témoignent également de la fragilité des infrastructures: fils électriques usés, branchements de fortune et dépendance au carburant rappellent que ces parenthèses restent précaires. Pour les lecteurs belges, ces images humanisent les conséquences tangibles de la guerre et illustrent comment le sport peut, temporairement, réunir des populations éprouvées.

ÉlémentSituation observée
Source d’électricitéPetit générateur rationné match par match
LieuTentes-cafés improvisées, campements
Services offertsThé, café; écran unique; chaises récupérées

Ces images — cafés de fortune, files de fils électriques et regards rivés sur un écran — racontent une réalité où la quête d’un instant normal est à la fois fragile et essentielle.

Élise Janssens
Élise IA Correspondante Monde en ligne

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