À quelques semaines des arrivées de fin d’été, l’ASBL AFS Programmes interculturels recherche des familles d’accueil supplémentaires en Wallonie et à Bruxelles. En province de Namur, l’organisation met en avant une expérience encadrée et accessible aux ménages de tous profils afin d’héberger des élèves internationaux âgés de 15 à 19 ans. Objectif: leur permettre de suivre une scolarité et de partager le quotidien « à la belge » durant plusieurs mois.
Des arrivées annoncées fin août
Selon AFS, une cinquantaine de participants rejoindront le pays fin août pour des séjours de trois, six ou dix mois. À ce stade, 19 jeunes n’ont pas encore trouvé de famille d’accueil en Wallonie et à Bruxelles. L’association, active dans plus d’une cinquantaine de pays, rappelle que l’accueil s’effectue dans un cadre clairement défini: l’étudiant s’intègre dans la vie familiale, est inscrit dans un établissement scolaire et bénéficie d’un suivi régulier.
« Chaque jeune et famille accueillante ont un conseiller propre pour les accompagner durant l'année », explique Anne Kennes, chargée de communication.
AFS insiste ainsi sur l’accompagnement continu, point souvent décisif pour les ménages qui hésitent à franchir le pas. Les familles d’accueil ne sont pas rémunérées, l’insistance étant mise sur l’échange culturel et la dimension citoyenne de l’accueil.
Une dynamique locale déjà présente à Namur
Durant l’année 2025-2026, six familles et seize volontaires ont pris part au programme rien qu’en province de Namur. Parmi ces bénévoles, une habitante de Saint-Servais témoigne d’un engagement né d’une expérience familiale à l’étranger et d’un constat simple: des jeunes restaient sans solution d’accueil à l’approche de l’été.
« Au mois de juillet 2025, j'ai constaté qu'une bonne dizaine de jeunes restaient encore sans famille », raconte cette volontaire. « Je me suis donc dit que ce serait chouette de rendre la pareille. »
Elle a hébergé pendant près de six mois un étudiant colombien de 17 ans, tout juste diplômé du secondaire dans son pays. Le lien s’est tissé rapidement, facilité par des bases en français et une bonne maîtrise de l’anglais.
« C'était quelqu'un d'extraverti qui avait envie de parler et d'expliquer comment il vivait chez lui. Il y a eu une chouette réciprocité dans nos contacts. »
« On passait du français à l'anglais pendant un mois et demi. Ensuite, du jour au lendemain, il n'a parlé que notre langue. »
Au-delà de l’apprentissage linguistique, ce type d’accueil met en valeur des compétences interculturelles utiles à tous les membres du foyer: compréhension d’autres habitudes, regard neuf sur la vie quotidienne, et ouverture sur un réseau de bénévoles et de familles d’autres communes de la province.
Ce que l’on attend des familles d’accueil
AFS s’adresse à des profils variés : couples, parents solo ou familles avec enfants. L’essentiel est de pouvoir offrir un environnement stable, un espace de vie et une volonté de partager la routine du foyer (repas, trajets, activités).
- Profils accueillants : couples, parents isolés, familles avec enfants ; toutes configurations bienvenues.
- Âge des étudiants : 15 à 19 ans.
- Durée : 3, 6 ou 10 mois, à partir de fin août.
- Encadrement : un conseiller référent pour le jeune et pour la famille, suivi tout au long du séjour.
- Intégration : scolarisation en Belgique francophone et participation à la vie du foyer.
Repères chiffrés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Étudiants attendus fin août | ≈ 50 |
| Jeunes encore en attente en Wallonie/Bruxelles | 19 |
| Familles engagées (Namur, 2025-2026) | 6 |
| Volontaires impliqués (Namur, 2025-2026) | 16 |
Un appel à la solidarité et à l’échange
Pour l’organisation, l’urgence est désormais de confirmer suffisamment de foyers avant la rentrée afin d’attribuer à chaque jeune un cadre d’accueil correspondant à ses besoins. AFS souligne que l’accompagnement personnalisé vise à anticiper les questions pratiques (rythme scolaire, transports, activités) et à soutenir les familles dans les premières semaines, souvent décisives.
La participation repose sur le volontariat et s’inscrit dans une logique d’inclusion et d’éducation interculturelle. En province de Namur, où le tissu associatif est dense, l’initiative rencontre déjà un écho favorable. Les organisateurs espèrent toutefois convaincre de nouveaux ménages ces prochains jours, afin que les 19 jeunes encore en attente puissent, eux aussi, démarrer leur séjour dans de bonnes conditions.
Les personnes intéressées sont invitées à se renseigner auprès d’AFS Belgique pour connaître les démarches, le calendrier d’accueil et les modalités de suivi. L’association rappelle que des séances d’information et un accompagnement pas-à-pas sont proposés avant et pendant l’accueil.