La victoire 2-1 de l'équipe d'Argentine contre l'Angleterre en demi‑finale de la Coupe du monde a pris une tournure politique lorsque des joueurs argentins ont déployé une banderole affichant le message « Las Malvinas son Argentinas », réclamant la souveraineté argentine sur les îles connues au Royaume‑Uni comme Falklands. Le geste intervient dans un contexte historique marqué par le conflit armé de 1982 entre l'Argentine et le Royaume‑Uni.
Réponse américaine et libertés publiques
La Maison Blanche est intervenue en faveur des footballeurs dimanche, dans des propos rapportés par les médias: Andrew Giuliani, présenté comme le chef de la cellule de crise de la FIFA à la Maison Blanche, a soutenu que les expressions politiques effectuées sur le sol américain bénéficiaient de la protection du Premier Amendement. Il a estimé que la représentante argentine disposait de la capacité et de la possibilité d'exprimer ce message pendant la compétition organisée aux États‑Unis.
« Nous croyons en nos droits constitutionnels garantis par le Premier Amendement aux États‑Unis. »
Risque de procédure disciplinaire de la FIFA
La Fédération internationale (FIFA) envisage cependant des mesures disciplinaires contre l'Argentine en lien avec cette célébration politique. L'organisation sportive applique des règles strictes interdisant généralement les manifestations à caractère politique lors de compétitions et dispose d'une commission disciplinaire chargée d'examiner de tels incidents.
Contexte historique rappelé
Le message renvoie à une question territoriale ancienne et sensible: en 1982, un conflit armé entre Buenos Aires et Londres au sujet de l'archipel des Malouines/Falklands a duré 74 jours et a causé des pertes humaines importantes des deux côtés.
| Événement | Données |
|---|---|
| Durée du conflit de 1982 | 74 jours |
| Morts argentins | 655 |
| Morts britanniques | 255 |
| Civils de l'archipel décédés | 3 |
- Le geste des joueurs relance une dispute diplomatique sur la souveraineté des îles Malouines/Falklands.
- La Maison Blanche invoque la protection constitutionnelle américaine pour défendre l'expression politique sur le sol US.
- La FIFA peut engager une procédure disciplinaire en application de ses règles sur les manifestations politiques en compétition.
La juxtaposition d'un événement sportif planétaire et d'une revendication territoriale historique illustre la difficulté pour les instances sportives de séparer strictement sport et politique, surtout lorsqu'une compétition se déroule dans un pays où la protection de la liberté d'expression revêt une portée constitutionnelle particulière. Les prochains jours devraient permettre de savoir si la FIFA poursuivra effectivement une action disciplinaire et quelles seront ses conséquences pour la sélection argentine.