La Province du Brabant wallon a présenté vendredi à Chastre son plan d'aide destiné à soutenir la rénovation et la mise en conformité des locaux utilisés par les mouvements de jeunesse. Baptisé « Bâtir pour Grandir », le dispositif peut prendre en charge jusqu'à 70 % du coût des travaux, avec un plafond fixé à 15 000 euros par dossier.
Une aide ciblée sur la sécurité et la salubrité
Concrètement, le soutien vise à permettre la réalisation d'aménagements nécessaires pour répondre aux normes élémentaires de sécurité et de salubrité dans les bâtiments exploités par les scouts, guides, patros et autres associations de jeunesse. Les dépenses éligibles comprennent notamment :
- travaux liés à la sécurité incendie ;
- mise en conformité des installations électriques ou de gaz ;
- interventions visant à supprimer des risques pour la santé ou la sécurité des occupants.
La mesure concerne les locaux fréquemment utilisés par des jeunes et accessibles sur une base durable : communes, CPAS, mouvements de jeunesse, fabriques d'église et propriétaires privés qui mettent durablement et exclusivement leurs locaux à disposition des mouvements de jeunesse peuvent introduire une demande.
« Ce dispositif représente une intervention concrète dont les effets vont bien au-delà du soutien financier apporté », se réjouit le président du collège provincial, Tanguy Stuckens.
Qui peut postuler et quel calendrier ?
La Province rappelle que l'aide est ouverte à plusieurs types de bénéficiaires et précise le calendrier de dépôt des dossiers : les demandes doivent être introduites avant le 15 septembre 2026. Aucun autre calendrier ou mode opératoire détaillé n'a été communiqué dans le communiqué provincial rendu public lors de la présentation à Chastre.
| Montant maximum par dossier | Taux d'intervention | Jeunes concernés (estimation) |
|---|---|---|
| 15 000 € | 70 % | ~20 000 |
Un investissement « dans l'avenir » des jeunes
Pour le député provincial en charge de la Jeunesse, Benjamin Goes, l'initiative répond à un besoin concret des associations : elles constituent, selon lui, « de véritables écoles de la vie » où des milliers de jeunes apprennent l'autonomie et la solidarité chaque semaine. Dans ce sens, la Province présente ce dispositif comme « unique en Belgique » et visant à garantir des espaces de qualité pour l'éducation non formelle des jeunes.
Sur le terrain, cette aide pourrait accélérer la remise aux normes de locaux parfois anciens ou insuffisamment équipés, et faciliter la tenue d'activités régulières par les mouvements de jeunesse sans exposer les animateurs et les enfants à des risques liés aux installations. Les responsables de mouvements disposant de locaux intéressés par la mesure devront préparer des dossiers de demande avant la date butoir annoncée.
Reste à connaître les modalités pratiques précises (pièces à fournir, intervention éventuelle d'un bureau technique, calendrier de versement des subsides) : la Province devrait communiquer ces détails aux candidats potentiels à l'approche des échéances administratives.