Luxembourg Air Rescue (LAR) annonce sa volonté de développer l'emploi d'hélicoptères pour la lutte contre les feux et plaide pour l'ouverture d'une base dans le nord du pays. Les déclarations de René Closter, président de LAR, font état d'une capacité technique déjà présente au sein de l'organisation et d'un besoin opérationnel accru pour réduire les délais d'intervention sur le territoire.
Un outil technique disponible, un entraînement à organiser
Selon LAR, les appareils sont équipés de dispositifs connus sous le nom de "Bambi Buckets" — de grands sacs suspendus permettant de transporter de l'eau. Chaque unité peut contenir environ 1 000 litres, ce qui rend techniquement réalisable l'emploi d'hélicoptères pour des largages d'eau en soutien aux sapeurs-pompiers.
« L’essentiel est de réduire au maximum ce que l’on appelle l'intervalle sans traitement », a expliqué René Closter, en insistant sur la nécessité d'atteindre, stabiliser et transporter rapidement les patients.
Toutefois, LAR signale que l'élément déterminant pour proposer ces opérations dans la pratique reste l'entraînement. Sans cycles d'exercices adaptés, la mise à disposition opérationnelle demeurerait limitée.
Des demandes venues de la Grande Région, peu d'intérêt local selon LAR
René Closter indique que des autorités de la Sarre, de la Rhénanie-Palatinat et de la province de Luxembourg (Belgique) ont déjà formulé des demandes pour bénéficier de capacités d'hélicoptères bombardiers d'eau. En revanche, LAR évoque que le CGDIS (Corps grand-ducal d'incendie et de secours) du Luxembourg aurait, jusqu'à présent, montré peu d'intérêt pour cette option.
Une base dans l'Oesling jugée nécessaire
LAR rappelle également l'enjeu lié au maillage territorial des secours aériens. Aujourd'hui, une grande partie des interventions — près de 70 % — concerne le nord du pays. La présence actuelle d'un hangar près de l'hôpital d'Ettelbruck est décrite comme tolérée mais problématique, car l'hôpital envisage une extension susceptible d'empiéter sur l'emplacement du hangar.
- Problème identifié : nécessité d'un site dédié dans l'Oesling pour réduire les délais d'intervention.
- Obstacle évoqué : discussions avec le ministère des Affaires intérieures et le CGDIS qui, selon LAR, « n’ont pas progressé d’un millimètre ».
- Horizon annoncé : espoir de proposer l'utilisation d'hélicoptères bombardiers d'eau dès l'année prochaine, à condition de compléter l'entraînement et la coordination.
Conséquences locales et point pratique
Pour les habitants du nord du Grand-Duché, la création d'une base dans l'Oesling pourrait signifier des temps d'intervention réduits, tant pour les secours médicaux que pour la lutte contre les feux de végétation. Les autorités locales et les services de secours devront toutefois se coordonner pour définir les responsabilités, les procédures d'entraînement et les modalités opérationnelles de ces nouvelles capacités aériennes.
| Élément | Informations fournies |
|---|---|
| Capacité des Bambi Buckets | Environ 1 000 litres |
| Proportion des vols vers le nord | 70 % |
| Horizon évoqué pour service bombardier d'eau | Dès l'année prochaine (sous réserve d'entraînement et de coordination) |
La mise en œuvre effective dépendra des discussions entre LAR, le ministère des Affaires intérieures et le CGDIS, ainsi que de la disponibilité d'un terrain adapté dans l'Oesling. Tant que ces éléments ne seront pas réglés, LAR continuera de fonctionner avec des implantations temporaires et une présence « tolérée » à Ettelbruck.
InfoRadar suivra l'évolution des négociations et la mise en place éventuelle d'exercices d'entraînement indispensables à la sécurité des opérations aériennes anti-incendie.