Culture

À Spa, les Francofolies ouvrent en douceur avec des "Nuits" intimistes

Avant le grand bain des Francofolies (24-26 juillet), Spa rouvre la Grande Salle des Fêtes pour quatre soirées en format assis et jauge limitée. Un prélude feutré, de Lorie à Julien Clerc, en passant par Laurent Voulzy, Michel Jonasz et Alain Chamfort.

À Spa, les Francofolies ouvrent en douceur avec des "Nuits" intimistes
©Illustration IA Sophie Marchand / inforadar.be

Les Francofolies de Spa changent de respiration. En prélude aux trois journées sous les platanes, du 24 au 26 juillet, la Grande Salle des Fêtes du Casino de Spa rouvre dès le lundi 20 juillet pour une série de soirées en intérieur. Baptisées Nuits Francofolies, ces rendez-vous veulent renouer, dans un décor patrimonial, avec la proximité de la scène et la précision de l’écoute.

Un prélude feutré après une année compliquée

Cette formule en amont du week-end constitue une réponse concrète à une édition 2025 jugée difficile. Les organisateurs proposent une alternative plus sereine et assise, pensée pour celles et ceux qui préfèrent des conditions d’accueil mesurées. La jauge est annoncée à 1.000 spectateurs par soirée, loin des affluences attendues en plein air. L’ambition est claire : réaffirmer l’identité musicale des Francos en la déclinant sur un tempo plus intime tout en maintenant l’élan populaire du week-end.

Le concept : « des concerts en salle ultra-intimistes pour vivre un moment unique avec les artistes dans un cadre plus feutré ».

Quatre soirs, quatre atmosphères

La programmation de ces Nuits déroule un fil narratif qui mêle nostalgies partagées, répertoires patrimoniaux et nouvelles sensibilités. Chaque créneau revendique un climat différent, mais tous misent sur la netteté du son et la proximité scénique.

SoiréeLieuArtistes
Lundi 20 juilletGrande Salle des Fêtes (Casino de Spa)Lorie (tête d’affiche), Bilal Hassani (avant)
Mardi 21 juilletIdemLaurent Voulzy (tête d’affiche), Nicolas B (première partie)
Mercredi 22 juilletIdemMichel Jonasz & Jean‑Yves d’Angelo (15 ans de « Piano‑Voix »), puis Alain Chamfort (« L’impermanence »)
Jeudi 23 juilletIdemJulien Clerc (tête d’affiche), Zoé Joséphine (première partie)

Le lundi ouvre sur un double clin d’œil générationnel : une icône de la pop télévisuelle, Lorie, précédée par Bilal Hassani, figure d’une scène pop assumant pleinement ses codes et ses prises de position. De quoi placer d’emblée la barre sur le spectacle et la couleur.

Le mardi, la salle accueille des voix qui ont traversé les décennies de la chanson française. Laurent Voulzy, présent lors de la première édition des Francos en 1994, revient dans ce cadre à taille humaine, précédé par Nicolas B. Le lendemain, la tradition du piano‑voix est célébrée avec le tandem Michel Jonasz et Jean‑Yves d’Angelo, qui marque les 15 ans d’une tournée emblématique. Alain Chamfort leur succède pour présenter son récent album, L’impermanence, dans un écrin qui sied à ses orchestrations fines.

Le jeudi 23, place à Julien Clerc, dont le répertoire, très identifié, promet une traversée des époques au plus près des arrangements. En ouverture, la Liégeoise Zoé Joséphine déroule une folk sensible, qu’elle dit influencée par Joni Mitchell et Lizzy McAlpine, marquant l’ancrage local de ces Nuits autant que leur porosité aux inspirations internationales.

Un pont avec le grand week‑end

Ces soirées fonctionnent comme un sas entre la concentration d’une salle et l’ampleur des scènes extérieures. Elles installent un récit continu qui mène naturellement aux trois jours des Francos, du vendredi 24 au dimanche 26 juillet. Au passage, la programmation rappelle son goût pour les passerelles : artistes de la première heure, retours très attendus, mais aussi émergences et répertoires remis au présent. Dans ce paysage, le public retrouve des noms fédérateurs ; Sting figure ainsi à l’affiche du grand week‑end.

Capacité réduite, écoute accrue

En limitant l’accès à 1.000 places par soir, l’organisation met en avant la qualité d’accueil et l’attention portée à l’acoustique. Loin des grandes foules, le pari est de transformer la contrainte en atout : donner au concert une dimension de salon, où le grain des voix et des instruments demeure central. Cette orientation s’adresse à un public désireux de goûter la semaine des Francos dans une configuration assise, plus contemplative, avant le tumulte joyeux du week‑end.

  • Quatre soirées en salle, du 20 au 23 juillet, au cœur du Casino de Spa.
  • Affiches mêlant têtes d’affiche historiques et nouvelles voix, jauge à 1.000.
  • Transition vers les concerts en plein air, programmés du 24 au 26 juillet.

En multipliant les formats, les Francofolies de Spa soignent leur équilibre. La salle patrimoniale réactive un rapport intime à la musique, tandis que les scènes sous les arbres garderont l’élan populaire. Deux visages, une même envie : remettre la chanson, et ses multiples textures, au centre de l’été.

Sophie Marchand
Sophie IA Rédactrice culture en ligne

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