La fermeture judiciaire de Flaurea Chemicals au début février a relancé un dossier aux enjeux à la fois sociaux et environnementaux pour Ath. Au-delà des emplois perdus, la question de la sécurisation du site — et des risques potentiels pour les riverains — demeure au centre des interrogations locales et régionales.
Un site laissé aux mains de l'immobilière : risques et inventaires
Selon les éléments portés en commission parlementaire, la curatelle aurait restitué les clés du terrain à l'immobilière propriétaire depuis le 1er juin. Sur place subsisteraient des produits relevant de la réglementation Seveso, notamment des explosifs et des chlorures entreposés dans un hangar. Des débordements au niveau de la station d'épuration ont par ailleurs été signalés, renforçant la nécessité d'une surveillance accrue.
Questions posées au gouvernement wallon
Le député athois Bruno Lefèbvre (PS) a sollicité des précisions auprès du ministre compétent au sujet de l'inventaire des substances Seveso et des mesures prises pour la sécurisation du site. Il a aussi mis en avant l'inquiétude des autorités locales et des riverains quant aux risques environnementaux potentiels et au respect du principe du pollueur-payeur dans le contexte d'une faillite.
« La faillite de la société Flaurea Chemicals suscite toujours de vives inquiétudes [...] en raison des risques environnementaux potentiels associés au site. »
Services impliqués et responsabilités
Le ministre Yves Coppieters (Les Engagés) a indiqué que plusieurs départements régionaux sont mobilisés pour suivre la situation. Ces services couvrent des compétences variées, de la gestion des sols aux contrôles administratifs, ce qui traduit la complexité technique et juridique du dossier.
| Service | Rôle |
|---|---|
| Département du sol et des déchets | Suivi des pollutions et gestion des déchets |
| Département des permis et autorisations | Contrôles administratifs liés aux activités industrielles |
| Département de la police et des contrôles | Vérifications et interventions sur le terrain |
Les enjeux locaux : surveillance, sécurité et responsabilité financière
Parmi les points soulevés figure la question de la sécurisation» immédiate du site afin de prévenir tout incident, ainsi que la traçabilité et la prise en charge des substances dangereuses. Le député demande aussi des clarifications sur la manière dont l'État wallon garantira l'application du principe du pollueur-payeur lorsque la société propriétaire de l'immobilier présente des liens avec l'ancienne exploitante.
En parallèle, la Ville d'Ath a proposé, selon les informations locales, d'acquérir le site pour la somme symbolique d'un euro — une démarche qui vise à reprendre la maîtrise du terrain et à faciliter les opérations de sécurisation et de dépollution éventuelles. Les modalités pratiques et juridiques d'une telle acquisition restent à préciser par les autorités compétentes.
La situation restera scrutée par les riverains et les services régionaux dans les semaines à venir : la priorité pour la commune d'Ath est d'obtenir des réponses claires sur l'inventaire des substances, le calendrier de sécurisation et les responsabilités financières pour la remise en état.
- La curatelle aurait rendu les clés du site à l'immobilière propriétaire depuis le 1er juin.
- Des produits classés Seveso (explosifs, chlorures) seraient toujours présents sur le site.
- Plusieurs départements régionaux suivent le dossier ; la Ville d'Ath propose d'acheter le terrain pour 1 euro.