Le projet régional maintenu malgré l'absence de priorité communale
La cyclostrade reliant Namur à Bruxelles demeure un dossier suivi de près par la Région wallonne. Réagissant aux propos d'un élu de Gembloux qui jugeait que, pour sa commune, la cyclostrade n'était pas prioritaire, le ministre de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés), a affirmé qu'il ne comptait pas abandonner le projet et qu'il continuerait à le porter à l'échelle régionale.
Un débat entre échelle locale et vision régionale
À Gembloux, l'échevin de la Mobilité avait expliqué que la commune préférait concentrer ses moyens sur d'autres chantiers jugés plus urgents. Ce point de vue a suscité des réactions, notamment de la part d'élus d'opposition et d'associations cyclistes. Pour le ministre Desquesnes, cette divergence est compréhensible : chaque commune défend des priorités territoriales, mais la Région a pour rôle d'élaborer des projets structurants qui dépassent le cadre communal.
"Je ne vais pas m'arrêter en chemin sur ce projet."
Le ministre a rappelé que la cyclostrade E411–N4 est pensée comme une colonne vertébrale de la mobilité active et qu'elle figure parmi des initiatives régionales auxquelles la Wallonie a déjà consacré des investissements. Il a aussi évoqué la méthode : avancer « morceau après morceau », en tenant compte des besoins locaux sans se limiter à eux.
- Les communes restent libres d'établir et de défendre leurs propres priorités.
- La Région entend, de son côté, proposer une vision d'ensemble et financer des segments jugés stratégiques.
- Des parties du tracé ont déjà reçu des aménagements ; d'autres interventions sont planifiées.
Quels enjeux pour la province de Namur ?
Pour la province, la réalisation d'une cyclostrade entre Namur et Bruxelles représente plusieurs avantages attendus : amélioration des liaisons interurbaines pour les cyclistes, promotion des déplacements doux, et création d'un itinéraire sécurisé reliant plusieurs communes. Mais le chantier soulève aussi des questions pratiques et budgétaires : priorités locales divergentes, nécessité d'acquisitions foncières, et coordination entre niveaux de pouvoir.
Acteurs et étapes
Le dossier mobilise différents acteurs : autorités communales, administration régionale, et associations d'usagers du vélo qui réclament des infrastructures adaptées. Le ministre a rappelé que la Région continue d'examiner les demandes communales, tout en conservant la prérogative de porter des projets d'envergure régionale.
| Acteur | Rôle |
|---|---|
| Communes (ex. Gembloux) | Prioriser les besoins locaux et transmettre des demandes |
| Région wallonne | Définir la vision régionale de mobilité et financer des segments stratégiques |
| Associations cyclistes | Défendre les usagers et influer sur le tracé et la qualité des aménagements |
Concrètement, le projet devrait progresser par phases, en fonction des moyens disponibles et des discussions à venir entre administrations et territoires concernés. Le ministre indique clairement qu'il ne se contente pas d'agréger des demandes communales : il souhaite orienter et impulser des réalisations qui répondent à une stratégie régionale globale.
La prochaine étape attendue est la poursuite des échanges entre la Région et les communes concernées, dans le cadre de l'élaboration du Plan Mobilité et Infrastructures 2027–2033, document appelé à fixer les priorités d'investissement pour les années à venir.
La question du financement, des calendriers et du tracé précis restera au centre des discussions. À l'échelle locale, certains élus et associations continueront de faire pression pour que la cyclostrade figure effectivement parmi les réalisations à venir sur le territoire namurois.