Une centaine de personnes se sont retrouvées mercredi après-midi dans le centre de Bruxelles sous la bannière "Save Europe", a constaté un journaliste. Le rassemblement, organisé par des groupes identitaires, a pris place à proximité du quartier européen, avec un départ annoncé à 14h45 place du Luxembourg.
Intervenants et symboles
Sur un podium orné d'une banderole "Remigration", des figures connues de la mouvance identitaire ont pris la parole. Parmi elles figurent la Néerlandaise Eva Vlaardingerbroek et l'Autrichien Martin Sellner. Ce dernier a prononcé la phrase anglo-saxonne que rapportent des témoins : "We won". L'ancien élu du Vlaams Belang Dries Van Langenhove est également intervenu. Le député européen Tom Vandendriessche (VB) se trouvait, selon les mêmes sources, à quelques mètres du rassemblement.
- Participants : environ 100 militants.
- Lieu : place du Luxembourg, Bruxelles (proche des institutions européennes).
- Organisateurs : groupes identitaires, bannière "Save Europe".
Présence policière et réactions locales
Un important dispositif policier a été déployé par les autorités communales. Sur place, des observateurs ont noté la présence de drapeaux flamands, néerlandais, polonais et irlandais ; un participant portait un t-shirt à connotation hooligan. Très rapidement, des contre-manifestants antifascistes se sont rassemblés à proximité du Parlement européen pour protester contre la tenue de l'événement.
"Je ne me sens pas en sécurité de savoir que ces gens travaillent dans les mêmes bureaux que moi"
Cette phrase, prononcée par une employée du Parlement, résume l'inquiétude ressentie par des personnes travaillant dans le voisinage immédiat du rassemblement. Un autre témoin, présent parmi les opposants, a déclaré : "Cela me répugne ! Ils ont toute la place rien qu'à eux pour pouvoir proférer des discours dégueulasses."
Un arrêté communal annulé par le Conseil d'État
La tenue de ce rassemblement faisait l'objet d'une interdiction prononcée dans un premier temps par le bourgmestre d'Ixelles, Romain De Reusme (PS). Cette décision a toutefois été annulée en dernière minute par le Conseil d'État. Selon la commune, la notification de la juridiction administrative a été reçue à 12h30 le jour même, après une audience convoquée en urgence la veille.
| Acteur | Décision |
|---|---|
| Bourgmestre d'Ixelles | Interdiction initiale |
| Conseil d'État | Annulation de l'interdiction (notification reçue 12h30) |
La rapidité de la décision et son annulation proche du début du rassemblement soulèvent des questions sur la capacité des autorités locales à anticiper et à encadrer ce type d'événements. Les services communaux avaient cependant prévu un dispositif de sécurité pour limiter les risques de heurts entre manifestants et contre-manifestants.
Sur le plan local, la tenue de ce rassemblement à proximité immédiate d'institutions et de bureaux où travaillent des fonctionnaires et des employés européens pose une nouvelle fois la question de la protection des personnes et des biens, ainsi que de la gestion des tensions politiques dans l'espace public. Les autorités communales, judiciaires et policières restent les interlocuteurs compétents pour expliquer les suites administratives et, le cas échéant, les mesures prises après coup.