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Jodoigne : 224 signatures mais une seule pièce prise en compte dans l'opposition au projet Argayon

Les riverains opposés au projet Argayon ont déposé un dossier de contestation; la commune a considéré ce dossier comme un seul document, compliquant l'obtention d'une réunion publique malgré 224 signatures recueillies.

Jodoigne : 224 signatures mais une seule pièce prise en compte dans l'opposition au projet Argayon
©Illustration IA Florian Dupont / inforadar.be

Un collectif de riverains de Jodoigne multiplie les démarches pour s'opposer au projet immobilier dit Argayon, qui prévoit la construction de 47 logements et de 5 surfaces commerciales sur l'emplacement de l'ancien Brico. Après une première réunion citoyenne le 4 juillet rassemblant une quarantaine de personnes dans le jardin de Michael Taylor, les opposants ont fait parvenir un dossier au service Urbanisme communal.

Un seul dossier, mais des centaines de soutiens

Le porte-parole des riverains, Laurent Lefebvre, a déposé le lundi 13 juillet un dossier rassemblant des signatures pour formuler une "opposition motivée" au projet. Si le document a été accueilli de façon cordiale par le service communal, sa lecture administrative a réservé une surprise : la collectivité a considéré le dossier comme un seul document, et non comme l'addition d'autant de réclamations individuelles que de signataires. Au moment de la clôture de l'enquête publique, le mardi 14 juillet, 224 personnes avaient apposé leur nom pour s'opposer au projet.

"La législation stipule que pour qu'il y ait réunion publique sur le dossier, il faut que l'enregistrement de 25 réclamations écrites soit acté[...] Et comme mon dossier ne compte que pour une seule personne…"

Cette interprétation administrative a plongé le mouvement dans l'urgence : pour déclencher une réunion publique, il faut que la Commune enregistre au moins 25 réclamations écrites distinctes. Les organisateurs ont donc dû mobiliser de nouveau les signataires, en leur demandant d'adresser individuellement, et rapidement, une lettre de réclamation au service Urbanisme. Le délai imparti se réduisait à moins d'une journée dans certains cas, et la nécessité de se déplacer en mairie compliquait la manœuvre.

Motifs de l'opposition et conséquences locales

Les riverains citent plusieurs motifs de refus : la hauteur des bâtiments (plus de deux étages selon eux), l'impact attendu sur la mobilité locale — notamment dans la rue de Piétrain, déjà jugée saturée aux heures de pointe — ainsi que la disparition d'un espace vert en centre-ville. Ces éléments expliquent la forte mobilisation des habitants du chemin des Prairies et des rues adjacentes.

  • Mobilisation initiale : environ 40 personnes le 4 juillet.
  • Signatures recueillies à l'enquête publique : 224 au 14 juillet.
  • Contre-projet visé : 47 logements et 5 surfaces commerciales sur l'ancien Brico.

Ce qui change et comment réagir

La question procédurale reste centrale : la manière dont la Commune enregistre les oppositions peut influer directement sur la tenue d'une réunion publique et sur le débat local. Pour les citoyens souhaitant peser dans l'enquête, les étapes pratiques à retenir sont les suivantes :

  • Adresser une réclamation écrite individuelle au service Urbanisme de la Commune, en respectant les modalités de dépôt annoncées par la mairie.
  • Vérifier les délais : la clôture de l'enquête publique est un élément déterminant pour que la réclamation soit prise en compte.
  • Se renseigner auprès du service Urbanisme pour savoir si des modalités (courrier, dépôt physique, courriel) sont acceptées et pour obtenir la confirmation d'enregistrement.
ÉlémentValeur connue
Personnes présentes le 4 juillet~40
Signatures du dossier déposé195 (au moment du dépôt)
Signatures enregistrées au 14 juillet224
Programme prévu47 logements, 5 surfaces commerciales

Le cas de Jodoigne illustre aussi un aspect peu visible mais concret des procédures d'urbanisme : un document collectif remis en bloc n'est pas équivalent, juridiquement, à autant de réclamations individuelles. Cette distinction, technique, peut pourtant définir si une réunion publique doit être organisée pour instruire le débat.

Les opposants envisagent de poursuivre leurs actions en mobilisant les habitants pour produire des réclamations individuelles et obtenir, le cas échéant, une réunion publique. À ce stade, la Commune n'a pas publié de communiqué détaillant sa position sur l'interprétation administrative appliquée au dossier collectif. Le calendrier de décision final concernant le permis dépendra des suites de l'enquête publique et des réponses apportées aux observations reçues.

Florian Dupont
Florian IA Correspondant·e Brabant wallon — vie communale et provinciale en ligne

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