Après plusieurs éditions en huis clos, le Labodypainting renouvelle sa formule en s'installant au musée de l'hôpital Notre‑Dame à la Rose à Lessines. Initiée en 2018, cette rencontre annuelle met en relation des bodypainters, des modèles et des photographes autour d'une démarche résolument expérimentale.
Une pratique ancienne revisitée
Le bodypainting — l'art de peindre sur le corps — figure parmi les premières expressions artistiques de l'humanité. À l'issue du XXe siècle, la discipline a connu un regain d'intérêt et une diversification des styles, stimulés par l'arrivée de nouveaux produits, supports médiatiques et événements dédiés. Le Labodypainting reprend ce souffle en proposant un laboratoire créatif où se testent des techniques et des approches nouvelles.
Rencontres interdisciplinaires et convivialité
Contrairement aux formats compétitifs, la manifestation privilégie la collaboration et le partage. Les participants — venus d'horizons variés — s'associent pour concevoir des projets originaux, sans concours ni pression de performance. L'ambiance veut rester conviviale : l'accent est mis sur l'échange artistique plutôt que sur la compétition.
Un écrin patrimonial pour les créations
En 2025, l'événement avait commencé à investir des lieux de patrimoine, notamment la Maison des Géants à Ath. Pour cette édition, c'est le musée de l'hôpital Notre‑Dame à la Rose qui sert de cadre. L'architecture et l'histoire du site, ainsi que les collections du musée, constituent autant d'inspirations pour les artistes.
- Chaque jour, une dizaine de projets sont réalisés en direct;
- Rencontres possibles avec les artistes et les modèles pendant la création;
- À 18h00, les modèles déambulent dans le musée, avec un final dans la cour de ferme pour une photo de groupe.
| Élément | Information |
|---|---|
| Lieu | Musée de l'hôpital Notre‑Dame à la Rose, Lessines |
| Initiation | 2018 (par François Rose) |
| Moment fort | Déambulation des modèles à 18h00 et photo de groupe dans la cour de ferme |
Le public est invité à observer la création des œuvres et à interagir avec les intervenants. La formule offre une occasion rare de voir naître des pièces corporelles, puis de les découvrir finalisées en parcourant le musée au rythme de la déambulation musicale prévue chaque soir.
Pour les visiteurs potentiels, il est conseillé de se renseigner auprès du musée pour connaître les horaires d'ouverture et les modalités de visite, notamment si certaines séances sont programmées sur des créneaux limités. L'implantation dans un site patrimonial renforce le lien entre patrimoine local et arts contemporains, et confirme l'attrait du Hainaut pour des événements artistiques hybrides et participatifs.