Décision entérinée par le gouvernement flamand
Le gouvernement de Flandre a approuvé le scénario de fermeture du delphinarium de Bruges, présenté par le ministre du Bien-être animal Ben Weyts (N-VA). La détention de dauphins en captivité prendra fin en Région flamande au plus tard en 2037. Cette échéance marque un tournant pour le Boudewijn Seapark, unique site concerné à Bruges où des cétacés sont encore présentés au public.
Le cadre validé prévoit une sortie progressive de la captivité pour les dauphins. L’exécutif flamand confirme ainsi une orientation politique axée sur le bien-être animal, au détriment des usages récréatifs impliquant des spectacles avec des mammifères marins.
Règles et exceptions clairement posées
L’interdiction adoptée n’est pas absolue dans toutes les circonstances : les centres de secours spécialisés peuvent encore accueillir temporairement des dauphins et autres cétacés blessés, malades ou échoués dans l’unique but de les soigner avant un retour à la nature. En revanche, ces animaux ne peuvent pas être exposés au public ni participer à des spectacles commerciaux. Cette distinction inscrit la mesure dans une logique de protection et de soins, tout en fermant la porte aux activités de divertissement impliquant la captivité.
- Fin de la captivité des dauphins en Flandre au plus tard en 2037.
- Autorisation limitée aux secours temporaires et aux soins en vue d’une réintroduction.
- Interdiction d’expositions publiques et de spectacles commerciaux.
- Possibilité laissée aux exploitants de cesser plus tôt leurs activités.
Un cap politique assumé
En présentant la mesure, le ministre du Bien-être animal a souligné la priorité donnée à la protection des cétacés sur les considérations économiques privées. Cette inflexion s’inscrit dans la continuité de revendications portées de longue date par les défenseurs du bien-être animal et s’applique désormais avec une échéance fixée.
« Après toutes ces années, nous prenons la décision et optons définitivement pour le bien-être animal plutôt que sur les intérêts économiques privés d’une entreprise », a déclaré le ministre Ben Weyts.
Pour les opérateurs du delphinarium, le gouvernement indique qu’une fermeture anticipée avant 2037 reste possible, ce qui ouvre la voie à un calendrier de transition plus rapide si tel est leur choix.
Enjeux locaux à Bruges
À Bruges, le dispositif concerne directement le Boudewijn Seapark, où le delphinarium est amené à cesser ses activités avec des dauphins d’ici l’échéance. La décision implique la fin programmée des représentations impliquant ces animaux. Les gestionnaires disposent toutefois d’une marge d’adaptation, la mesure n’imposant pas de date de clôture plus rapprochée que 2037 et laissant la possibilité d’anticiper le retrait des cétacés.
Pour le public brugeois, la mesure clarifie le calendrier politique et juridique applicable au parc. Elle distingue également les activités de soins et de sauvetage — autorisées et strictement encadrées — des usages de divertissement, qui ne pourront plus être poursuivis. Cette lisibilité réglementaire est appelée à guider les choix d’exploitation dans les prochaines années.
Calendrier et cadre en synthèse
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Échéance maximale | 2037 pour la fin de la captivité des dauphins en Flandre |
| Activités interdites | Exposition au public et spectacles commerciaux avec des cétacés |
| Exceptions | Centres de secours spécialisés : accueil et soins temporaires en vue d’un retour à la nature |
| Option pour l’exploitant | Possibilité de fermeture anticipée avant 2037 |
La décision actée par le gouvernement flamand trace un cadre précis : une sortie organisée de la captivité des dauphins, des exceptions limitées au sauvetage et aux soins, et une transition dont le rythme opérationnel peut être accéléré par les exploitants. À Bruges, le delphinarium du Boudewijn Seapark s’inscrit désormais dans ce calendrier de fermeture programmée.