Le tribunal correctionnel de Nivelles a rendu, le 10 juin, une décision à l'encontre d'un homme de 38 ans domicilié à Incourt. Il a été reconnu coupable de violences conjugales commises le 17 avril 2026 au domicile du couple et condamné à un an de prison ainsi qu'à une amende de 400 euros avec un double sursis.
Les faits reprochés
Les faits se sont déroulés au petit matin du 17 avril. La compagne de l'homme a déposé plainte après avoir reçu un ou plusieurs coups. L'incident faisait suite, selon les éléments cités à l'audience, à un refus de lui remettre les clefs de la voiture en raison de son état d'ébriété. La veille, le prévenu aurait déjà tenté de l'étrangler. Lors de l'altercation, il a arraché des rideaux, arraché le téléphone de la victime, proféré des insultes et menacé la femme avec un couteau de cuisine.
"Je lui ai collé une beigne"
Le prévenu a reconnu la violence des gestes mais a tenté de justifier ses réactions par ses problèmes d'alcool et en accusant sa compagne de manipulation. Des menaces rapportées pendant l'audience, dont la phrase « Tu veux que je te plante comme la dernière fois ? », ont été évoquées devant le tribunal.
Contexte judiciaire et décisions
Le dossier comporte un antécédent procédural : l'homme était soumis, dans une autre affaire, à des conditions de libération conditionnelle dont il respectait difficilement les modalités, selon le parquet. Face à la gravité et la récurrence des comportements, le ministère public avait requis une peine d’un an de prison ferme. L'avocate de la défense avait plaidé pour une alternative (travail d'intérêt général ou probation) assortie d'une abstinence totale à l'alcool. Le tribunal a retenu la peine d'un an et l'amende avec un double sursis.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date des faits | 17 avril 2026 |
| Date de l'audience | 10 juin 2026 |
| Âge du prévenu | 38 ans |
| Peine prononcée | 1 an de prison + 400 € d'amende (double sursis) |
Conséquences et enjeux locaux
Cette condamnation illustre plusieurs enjeux locaux : la difficulté de lutter contre la récidive lorsque l'alcool est un facteur déclencheur, la vulnérabilité des victimes qui, selon le dossier, quittent parfois le domicile avec leurs enfants pour se protéger, et la difficulté pour le juge de concilier répression et mesures de prise en charge (probation, soins). Le parquet et la défense ont tous deux mis en avant la nécessité d'une abstinence pour prévenir de nouveaux passages à l'acte.
- La victime a porté plainte après des coups et des menaces avec un couteau.
- Le prévenu a déjà eu des dossiers antérieurs et des conditions de libération qui n'ont pas été strictement respectées.
- Le tribunal a prononcé une peine ferme requise initialement réduite par le sursis et l’amende.
Pour les autorités locales et les acteurs sociaux du Brabant wallon, ce dossier rappelle l'importance des dispositifs d'accompagnement des victimes et des outils de prise en charge des auteurs lorsque l'alcool et la récurrence des violences sont en cause. Les services d'aide aux victimes et la justice de proximité restent des relais essentiels pour prévenir l'escalade et protéger les personnes concernées.