Deux adolescentes ont été arrêtées après l’agression d’une nonagénaire survenue le 4 juillet dans le quartier de La Devèze à Béziers. L’une des deux a été placée en détention provisoire et transférée à la maison d’arrêt des Baumettes, à Marseille, tandis que l’autre a été remise à l’aide sociale à l’enfance de l’Hérault, selon les informations judiciaires communiquées.
Perquisition judiciaire et suites pénales
Une information judiciaire a été ouverte et les investigations se poursuivent. La plus jeune des deux mineures, prise en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance, doit comparaître le 30 septembre devant le tribunal pour enfants de Béziers si elle se présente. La seconde a été placée en détention provisoire dans l’attente des décisions de la juridiction compétente.
Contestations sur l’âge et appel
L’avocate de la prévenue détenue, M e Solène Mangin, a fait appel de l’ordonnance de placement en détention provisoire et remet en cause l’état civil retenu par le parquet de Béziers. Elle indique avoir obtenu des pièces établissant la nationalité et l’état civil de sa cliente, et demande que la cour d’appel se prononce sur l’âge réel de l’adolescente.
« J’ai obtenu de la famille de cette adolescente un certificat international de nationalité. Désormais, nous savons où elle est née et nous connaissons son âge. La cour d’appel devra se prononcer, car cette jeune fille n’a que douze ans. »
Contexte législatif : une réforme qui complexifie les solutions
La procédure intervient alors qu’une réforme de la justice des mineurs est en cours. Un décret du 12 mars 2026 réorganise les structures d’accueil en transformant progressivement les centres éducatifs fermés (CEF) en unités judiciaires à priorité éducative (UJPE). Concrètement, cette transformation entraîne une indisponibilité temporaire d’accueil dans certains dispositifs, y compris durant l’été, ce qui limite les alternatives aux placements carcéraux pour les mineurs présentant des risques selon les juges.
- Deux mineures interpellées après l’agression du 4 juillet.
- Une détenue aux Baumettes ; l’autre prise en charge par l’ASE.
- Contestations sur l’âge d’une prévenue, appel de l’ordonnance de détention.
- Réforme des CEF/UJPE compliquant les options d’hébergement éducatif.
Conséquences et enjeux
La situation illustre un point de tension entre l’urgence d’assurer la sécurité des victimes et la nécessité de respecter le régime protecteur applicable aux mineurs, notamment quand l’âge des personnes mises en cause est contesté. Les décisions à venir — notamment celle de la cour d’appel sur l’âge et des magistrats sur la détention ou non — détermineront les suites pénales et éducatives pour ces jeunes filles, alors que les possibilités d’accueil éducatif sont temporairement réduites du fait de la mise en œuvre du nouveau cadre institutionnel.
| Date | Fait |
|---|---|
| 4 juillet | Agression d’une nonagénaire à Béziers |
| Début juillet | Interpellation et garde à vue de deux adolescentes |
| 16 juillet | Placement en détention provisoire d’une prévenue aux Baumettes |
| 30 septembre | Audience prévue devant le tribunal pour enfants de Béziers (si comparution) |
Les autorités judiciaires n’ont pas communiqué d’autres éléments sur l’identité des personnes impliquées ni sur l’état de santé de la victime. L’enquête se poursuit afin de préciser les responsabilités et de permettre au parquet et aux juges d’enfanter les décisions appropriées, dans le respect de la présomption d’innocence et des garanties procédurales applicables aux mineurs.