La Cour supérieure du Québec a autorisé l'ouverture d'une action collective à l'encontre du Nordik Spa Village de Chelsea, en Outaouais, au motif d'allégations d'agressions sexuelles et d'actes de voyeurisme présumés commis pendant des massages.
Les faits et la procédure
La plaignante désignée, identifiée par ses initiales A.B., se présente comme représentante d'un groupe de victimes potentielles. Elle affirme avoir été agressée sexuellement lors d'une séance de massage le 2 décembre 2024. Depuis le dépôt initial de la demande d'action collective en août 2025, 143 personnes se sont manifestées auprès du cabinet d'avocats mandaté, affirmant avoir subi des agressions par un massothérapeute employé par l'établissement.
La demande modifiée d'autorisation allègue que les faits dénoncés couvriraient une période étendue et mettraient en cause un nombre élevé de praticiens. Dans le jugement rendu le 2 octobre, la Cour estime que ces allégations suffisent à former un groupe important dont l'accès à la justice justifie l'exercice d'une action collective.
« Les agressions sexuelles dénoncées (...) auraient été commises par au moins 36 massothérapeutes différents, à plusieurs dates entre les années 2007 et 2026 »
Contexte et éléments précédents
Un précédent judiciaire est rappelé dans la demande modifiée: en octobre 2021, un massothérapeute ayant travaillé au spa avait été condamné à une peine d'emprisonnement de six mois après avoir reconnu des agressions sexuelles sur deux victimes. Les requérants soutiennent que, malgré des incidents antérieurs, la direction n'aurait pas pris les mesures suffisantes pour prévenir ou mettre un terme aux abus allégués.
- Période visée par la demande collective: depuis le 2 octobre 2001
- Nombre de personnes ayant contacté le cabinet d'avocats: 143
- Nombre de massothérapeutes évoqués dans la demande: 36
| Élément | Chiffre / date |
|---|---|
| Première date visée par le groupe | 2 octobre 2001 |
| Date alléguée d'une agression citée | 2 décembre 2024 |
| Personnes ayant contacté les avocats | 143 |
| Massothérapeutes mis en cause dans la demande | 36 |
| Condamnation antérieure | octobre 2021 — peine de six mois |
Conséquences et suite
La décision d'autoriser l'action collective permet désormais aux demandes de dommages-intérêts de suivre leur cours collectif devant les tribunaux. L'étendue temporelle et le nombre d'individus concernés posent des questions sur les responsabilités de l'établissement en matière de recrutement, de formation et de supervision de son personnel.
La présomption d'innocence demeure pour toute personne visée: l'autorisation de l'action collective ne vaut pas condamnation. Le dossier devrait maintenant évoluer selon les modalités prévues par la procédure civile québécoise, avec la possibilité d'échanges de preuves et d'auditions visant à établir les faits et la responsabilité éventuelle du spa.