Les églises pourraient servir de lieux de fraîcheur pour la population lors des épisodes de chaleur extrême, a déclaré ce vendredi 17 juillet 2026 le ministre fédéral du Climat, Jean‑Luc Crucke. Cette piste s'inscrit dans le cadre du plan interfédéral d'adaptation aux phénomènes météorologiques extrêmes et fait suite à un entretien entre le ministre et l'archevêque de Bruxelles‑Malines, Luc Terlinden.
Une solution concrète pour les vagues de chaleur
Au terme de la réunion, l'idée retenue est d'identifier les églises comme espaces ouverts au public où les personnes peuvent chercher un moment de fraîcheur pendant les canicules. Le ministre a précisé que cette intégration se ferait dans le cadre du plan interfédéral, et que les discussions vont se poursuivre avec les autres acteurs concernés.
Position de l'Église catholique
L'Église catholique a, selon un communiqué, exprimé sa disponibilité à ouvrir ces bâtiments «
Les personnes qui souhaitent y trouver un moment de fraîcheur peuvent y être accueillies dans le respect des lieux, de leur vocation et de chacune et chacun de ceux qui les fréquentent» — formule reprise dans le texte officiel. L'ouverture se ferait toutefois « dans la mesure du possible », formulation qui renvoie aux contraintes pratiques et pastorales propres aux paroisses.
Coordination interinstitutionnelle
Le ministre a indiqué que les Régions et les pouvoirs locaux seraient associés aux discussions. Concrètement, cela implique une coordination entre les différents niveaux de pouvoir pour définir:
- les critères d'ouverture (périodes, heures, sécurité) ;
- les responsabilités opérationnelles (accueil, mise à disposition des sanitaires, accès) ;
- les modalités de communication vers la population.
La mesure s'inscrit dans un contexte immédiat : la phase d'« avertissement forte chaleur et pics d'ozone » était en cours et devait prendre fin ce samedi, selon les indications rapportées le même jour.
Questions pratiques et conséquences
Plusieurs enjeux concrets se dégagent déjà sans nécessiter d'hypothèses nouvelles : la mise à disposition des églises pose des questions d'organisation (personnel pour l'accueil, adaptation des bâtiments), de respect des lieux de culte et de leur vocation, et de coordination avec les dispositifs existants de protection civile ou d'actions sociales. Le recours à des bâtiments religieux comme « points de fraîcheur » illustre aussi la recherche de solutions rapides et décentralisées face à des épisodes climatiques de plus en plus fréquents.
| Acteur | Rôle annoncé |
|---|---|
| Ministère fédéral du Climat | Proposition et coordination dans le plan interfédéral |
| Église catholique | Disponibilité à ouvrir les bâtiments « dans la mesure du possible » |
| Régions / pouvoirs locaux | Association aux discussions pour l'opérationnalisation |
Les échanges annoncés laissent entendre une phase de concertation à venir pour traduire l'idée politique en dispositifs concrets. Pour les citoyens confrontés à la chaleur, l'ouverture des églises pourrait représenter un accès supplémentaire à des espaces tempérés, à condition que les modalités d'accueil soient clarifiées entre autorités publiques et autorités religieuses.
Enjeux à suivre : la définition précise des modalités d'ouverture, l'articulation avec les services sociaux locaux et la communication vers les publics vulnérables lors des prochains épisodes de canicule.