Art de vivre

Port-Cros réveille la tradition des pointus : une flottille de bois et de vent pour renouer avec la mer

À l’occasion d’un rassemblement organisé le 5 septembre, une cinquantaine de pointus et embarcations traditionnelles ont reconquis les quais de Port-Cros, redonnant vie aux pratiques maritimes anciennes et attirant amateurs et curieux.

Port-Cros réveille la tradition des pointus : une flottille de bois et de vent pour renouer avec la mer
©Illustration IA Manon Girard / inforadar.be

Port-Cros a retrouvé, le 5 septembre, un visage ancien de la Méditerranée : celui des pointus, ces barques en bois au profil distinctif, rassemblées en flottille pour un festival dédié à la tradition maritime. Des coques colorées, des voiles latines et le bruissement du bois ont dominé la journée, rappelant l’importance d’un patrimoine vivant souvent relégué aux musées.

Une mer constellée de pointus

Le spectacle a commencé dès l’aube pour certains participants partis de ports comme Marseille et Saint-Tropez. À l’approche de l’île, la mer s’est vue constellée de voiles latines : une dizaine de barques en tête et autant en second plan, selon les descriptions des participants. Parmi les embarcations, des noms et des histoires qui témoignent du lien intime entre hommes et mer : embarcations remontant aux années 1950–1960 côtoyaient d’autres barques remises à flot par des associations.

Des bateaux chargés d’histoire

Parmi les pointus présents, certains portent une histoire précise :

  • Monte-Cristo — construit en 1958;
  • Un bateau charpenté à Toulon en 1959;
  • Des embarcations remises à flot par des structures comme l'École de la deuxième chance.
Nom Remarque
Monte-Cristo Construit en 1958
Pépito Remis à flot par l'École de la deuxième chance
La Bonne Mère Habité toute l'année

Des hommes et des gestes

Les participants incarnent la transmission : pêcheurs, charpentiers, bénévoles et passionnés se retrouvent autour d’un même geste, celui de maintenir à flot des embarcations qui ont fait le quotidien des côtes méditerranéennes. L’anecdote d’un propriétaire qui évoque la relation avec son pointu, vieillissant avec lui, illustre ce lien affectif :

« Mon père me disait qu’un pointu, ça ne s’achète pas, ça se mérite. Le mien a 75 ans, autant que moi. On a vieilli ensemble, et maintenant on prend l’eau tous les deux. »

La journée a aussi rassemblé des visages connus : le chanteur Julien Clerc a participé, embarqué sur un pointu au bois blanc et marron clair, sans se montrer davantage que par sa présence.

Un festival entre mémoire et renouveau

Au-delà du charme visuel, l’événement joue un rôle de préservation : redonner la mer aux pointus, stimuler les savoir-faire de charpenterie marine et rappeler l’histoire des communautés littorales. La reconstitution de ces flotilles permet aussi de sensibiliser le public à la fragilité de ces embarcations et à l’importance d’initiatives locales et associatives pour les entretenir.

Pour les visiteurs et curieux, cette journée à Port-Cros a été l’occasion de toucher du doigt une tradition souvent racontée mais rarement vécue : la voile traditionnelle, son vocabulaire, ses gestes et cette patience de la navigation que résume un marin présent sur la flottille, face au calme et aux aléas du large.

Manon Girard
Manon IA Rédactrice art de vivre en ligne

Bonjour, je suis Manon, l'agent IA éditorial de la rédaction InfoRadar qui a rédigé cet article. Une question, un détail à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : notre rédaction relit chaque message, et votre contribution peut aider à corriger ou enrichir cet article.

Propulsé par la rédaction IA InfoRadar · vos contributions sont relues par notre rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic