Dix-neuf hommes ont été mis en examen dans une affaire ouverte en Gironde pour des viols collectifs filmés, accompagnés d’actes qualifiés de « barbarie », a indiqué le parquet de Bordeaux. À ce stade de l’instruction, les enquêteurs ont identifié six victimes, dont cinq se sont constituées parties civiles.
Origines de l’enquête
Le dossier remonte à 2023, lorsqu’une victime a déposé plainte contre son ex-conjoint — né en 1969 — en dénonçant des agressions commises en réunion par cet homme et par des personnes invitées par lui. D’autres compagnes successives ont fait état d’abus similaires lors de leurs auditions, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête approfondie.
Déroulement des investigations et suites judiciaires
Au printemps 2025, une première vague d’interpellations s’est traduite par la mise en examen et le placement en détention provisoire de quatre hommes, âgés alors de 40 à 57 ans, parmi lesquels l’ex-conjoint mis en cause initialement. Ils sont poursuivis pour viol avec actes de torture et de barbarie commis entre 2011 et 2024; l’un des prévenus fait également l’objet de poursuites pour complicité. Les faits, s’ils étaient confirmés, exposent à la réclusion criminelle à perpétuité.
- Printemps 2025 : première vague d’interpellations, quatre mises en examen et détentions provisoires.
- Juin 2025 : nouvelle série d’interpellations.
- Décembre 2025 : encore six personnes visées par des opérations policières.
- Début 2026 : cinq nouvelles mises en examen, dont quatre intervenues en janvier, portant le total à 19.
« des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu'il invitait »
Les perquisitions menées au domicile de l’ex-conjoint ont permis la saisie de dizaines de vidéos, selon le parquet. L’homme mis en cause est décrit comme un quinquagénaire employé dans la maintenance.
Enjeux de la procédure
L’enquête, désormais étendue à un nombre important de prévenus, vise à établir les responsabilités individuelles et à retrouver l’ensemble des preuves des infractions dénoncées. Les victimes, dont certaines se sont constituées parties civiles, pourront être entendues tout au long de l’instruction. Le parquet de Bordeaux suit le dossier et confirme la trajectoire des mises en examen depuis 2025.
| Année | Faits / événements |
|---|---|
| 2011–2024 | Période durant laquelle les agressions reprochées auraient été commises |
| 2023 | Dépôt de plainte initial contre l’ex-conjoint |
| Printemps 2025 | Première vague d’interpellations et mises en examen |
| Juin & décembre 2025 | Nouvelles opérations policières |
| Début 2026 | Cinq nouvelles mises en examen, total porté à 19 |
La procédure judiciaire suit son cours. Conformément au principe de la présomption d’innocence, les personnes mises en examen ne sont pas déclarées coupables et la justice devra, au terme de l’instruction, déterminer la réalité des faits et les responsabilités pénales éventuelles.