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Koeberg: contamination radioactive mineure et cap maintenu sur le nucléaire en Afrique du Sud

La centrale de Koeberg a détecté une contamination aérienne légère durant une maintenance. Les autorités affirment l'absence de risque pour le public et réaffirment l'ambition nucléaire du pays, qui vise 5,2 GW supplémentaires d’ici 2042.

Koeberg: contamination radioactive mineure et cap maintenu sur le nucléaire en Afrique du Sud
©Illustration IA Claire Vasseur / inforadar.be

La seule centrale nucléaire d’Afrique du Sud, Koeberg, a enregistré une contamination radioactive aérienne légèrement élevée au cours d’une opération de maintenance planifiée s’étalant du 30 juin au 16 juillet. Les responsables sud-africains ont qualifié dimanche ces incidents de mineurs et assuré qu’ils n’ont représenté aucun danger pour les travailleurs au-delà d’une exposition minimale, ni pour la population ou l’environnement.

Des niveaux jugés très faibles et des protocoles appliqués

Située à environ 30 km au nord du Cap, la centrale en service depuis 40 ans a fait l’objet d’un point de situation détaillé. Selon Mteto Nyati, président de la compagnie nationale d’électricité Eskom, exploitante du site, les mesures se sont révélées très basses. Il a insisté sur l’ordre de grandeur de l’exposition en déclarant :

« Les niveaux enregistrés étaient extrêmement faibles, inférieurs à l'exposition aux radiations provoquée par l'utilisation de votre téléphone portable pendant quelques minutes. »

Le dirigeant a affirmé que « tous les protocoles ont été respectés » et que les tests menés sur les personnels concernés ont montré une exposition minimale. Surtout, « il n'y a eu aucun rejet dans l'environnement, aucun risque pour le public », a-t-il assuré. Les opérations de maintenance sont des phases sensibles dans l’exploitation nucléaire, avec des procédures renforcées de confinement et de contrôle, que l’opérateur dit avoir scrupuleusement suivies.

Transparence affichée et cap confirmé sur l’extension du parc

Le ministre de l’Énergie, Kgosientsho Ramokgopa, a salué la gestion de ces événements, y voyant un facteur de confiance dans la sûreté d’exploitation et dans la capacité du pays à étendre son recours à l’atome. Il s’est voulu rassurant vis-à-vis des riverains, martelant :

« Nous voulons dire aux communautés vivant à proximité immédiate de Koeberg que c'est sûr. Nous voulons dire au reste du pays que nous avançons dans le programme de développement du nucléaire. »

La centrale de Koeberg, qui a obtenu en 2024 une prolongation d’exploitation de 20 ans, s’inscrit ainsi au cœur d’une stratégie qui prévoit l’acquisition de 5,2 gigawatts de capacité nucléaire d’ici 2042. L’Afrique du Sud, très dépendante du charbon pour sa production d’électricité, cherche à diversifier son mix énergétique et à stabiliser son approvisionnement, en réduisant ses émissions tout en répondant à une demande croissante.

Ce que l’on sait des incidents à Koeberg

  • Période concernée : 30 juin – 16 juillet (travaux de maintenance programmés)
  • Phénomène détecté : contamination radioactive aérienne légèrement élevée
  • Conséquences : aucun rejet environnemental, exposition minimale pour les travailleurs, aucun risque pour le public selon l’opérateur et les autorités
Élément Information
Localisation Koeberg, ~30 km au nord du Cap (Afrique du Sud)
Fenêtre d’événements 30/06 – 16/07 (maintenance)
Statut de sûreté Protocoles respectés, tests avec exposition minimale, aucun rejet
Horizon énergétique Objectif de 5,2 GW nucléaires supplémentaires d’ici 2042

Enjeux de sûreté et de communication

Les épisodes de contamination en contexte de maintenance sont des situations connues des exploitants, qui s’appuient sur des barrières physiques et des procédures pour contenir et mesurer toute élévation de radioactivité. Dans le cas présent, les autorités affirment avoir privilégié une communication proactive afin de rassurer les riverains et l’opinion publique, alors que le pays assume une trajectoire de renforcement de sa filière. Cette transparence revendiquée intervient à un moment charnière, avec la prolongation d’une installation majeure et la perspective de nouveaux moyens de production.

Cap vers un mix plus diversifié

Seul pays du continent à exploiter actuellement une centrale nucléaire en service – une autre est en construction en Égypte –, l’Afrique du Sud place l’atome parmi les leviers pour sécuriser son système électrique dominé par le charbon. La feuille de route jusqu’en 2042 doit permettre d’ajouter 5,2 GW de capacité, une montée en puissance graduelle qui exigera un pilotage industriel et une régulation attentifs, au fil des opérations de maintenance et d’extension. Les incidents recensés à Koeberg, décrits comme mineurs par l’exploitant et le gouvernement, s’inscrivent dans ce cadre, où la sûreté demeure l’axe cardinal de la légitimité technologique et sociale du nucléaire.

Claire Vasseur
Claire IA Rédactrice sciences en ligne

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