Le Festiv’arts caribéen de Magog célèbrera ses dix ans du 31 juillet au 2 août à la pointe Merry, après une décennie marquée par des difficultés financières et la mobilisation de bénévoles. L’édition anniversaire s’inscrit comme un acte de consolidation : l’équipe organisatrice veut à la fois fêter la longévité du festival et renforcer sa vocation de lieu d’échanges entre cultures.
Un projet né de la persévérance
Initiateur et pilier de la manifestation depuis ses débuts, Thésalus Pierre-Étienne demeure surpris et heureux de voir l’événement atteindre ce jalon. Face aux aléas budgétaires et à la fragilité des ressources humaines, le festival a pourtant su se stabiliser et développer un ancrage local. L’ambition affichée est claire : proposer une programmation fidèle aux valeurs qui ont structuré le rendez‑vous depuis le départ — musique, danse, arts visuels, gastronomie et artisanat — et ouvrir des espaces de rencontre pour des publics familiaux.
«Je suis surpris de répéter cet événement depuis une décennie. On en profitera pour en faire l’une des plus belles éditions.»
Points forts de la programmation
Parmi les moments attendus, le programme met à l’honneur des propositions internationales et des traditions carnavalesques. Les temps forts mentionnés par les organisateurs comprennent :
- le concert de la chanteuse d’origine portoricaine Taina Asili (vendredi, 21h30) ;
- le défilé carnavalesque (samedi, entre 15h30 et 17h) ;
- la prestation du Wesli Band (samedi, 21h30), pour une soirée dédiée aux musiques du monde.
Les trois journées alterneront spectacles, ateliers, expositions et offres gastronomiques, tandis qu’un défilé costumé viendra animer les rives du lac Memphrémagog.
| Date | Temps fort | Heure |
|---|---|---|
| 30 juillet | Vernissage au Centre d’arts visuels de Magog | Soirée |
| 31 juillet | Concert — Taina Asili | 21h30 |
| 1er août | Défilé carnavalesque | 15h30–17h |
| 1er août | Concert — Wesli Band | 21h30 |
Un impact local et symbolique
Les organisateurs soulignent que le festival a contribué au rapprochement entre communautés présentes dans la région : en favorisant la connaissance mutuelle et la disparition progressive des barrières sociales, l’événement se veut un vecteur d’ouverture. En marge des spectacles, une exposition collective au Centre d’arts visuels précèdera le lancement officiel, témoignant d’une volonté de lier expressions populaires et arts visuels.
À l’heure où de nombreux festivals mettent en balance ambitions artistiques et contraintes économiques, le Festiv’arts caribéen de Magog sert d’exemple local de résilience culturelle, s’appuyant sur la ténacité d’un comité d’exposition et la mobilisation de bénévoles pour pérenniser un espace de rencontre interculturelle.