Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a été la cible de menaces de mort dont la découverte a eu lieu jeudi 16 juin au domicile du couple. Des inscriptions hostiles ont été relevées sur un mur de la propriété et une enveloppe contenant deux cartouches de 9 mm a été glissée dans la boîte aux lettres, selon les éléments recueillis par les investigators.
Prise en charge par les magistrats spécialisés
Ce dossier a été transféré à la JIRS de Marseille, la juridiction interrégionale spécialisée dans les enquêtes de délinquance organisée. Les services de police judiciaire, épaulés par des unités de maintien de l'ordre, ont renforcé leur présence sur place : des contingents de CRS sont notamment revenus vendredi soir pour assurer la sécurité dans la commune cévenole.
Les faits constatés
- Inscription menaçante découverte par l'épouse du maire sur un mur de la propriété.
- Une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm déposée dans la boîte aux lettres.
- Transmission du dossier à la JIRS de Marseille pour enquête approfondie.
Contexte local et interrogations
La signature apposée sur les inscriptions renvoie à la dénomination « DZ Mafia NG » (Nouvelle Génération). L'implication effective de ce groupe, souvent associé à des trafics, n'est pas établie : les enquêteurs notent que la méthode retenue ici — un avertissement par inscription — n'est pas nécessairement caractéristique des pratiques attribuées à certaines bandes organisées.
"Ils n'ont pas vraiment l'habitude d'avertir, ils agissent plutôt les armes à la main et sans prévenir"
Par ailleurs, il n'est pas exclus que les inscriptions et le dépôt des projectiles datent d'une période antérieure à leur constatation par l'épouse du maire. Les services de police indiquent que, pour l'heure, aucun témoin du quartier n'a fourni d'information déterminante.
Conséquences et suite de l'enquête
Depuis la révélation des menaces, l'édile a reçu de nombreux messages de soutien, y compris de responsables politiques. Les investigations se poursuivent sous l'autorité de la JIRS, qui mobilise des moyens d'analyses techniques et des auditions afin de préciser l'origine des menaces et d'identifier d'éventuels auteurs. Les autorités rappellent la présomption d'innocence : aucune mise en cause formelle d'un groupe ou d'individus n'a encore été rendue publique.
| Date | Événement |
|---|---|
| 16 juin | Découverte d'inscriptions et de deux cartouches au domicile du maire |
| 17 juin (vendredi) | Dossier repris par la JIRS de Marseille ; renforts CRS sur place |
Les autorités locales invitent toute personne disposant d'informations à se rapprocher des services de police afin de faire avancer l'enquête.