Un ferry reliant la capitale du Guyana au district du Nord-Ouest a chaviré dans la nuit de samedi à dimanche. Les autorités ont confirmé qu’au moins 53 personnes ont pu être secourues, sur un total de 116 passagers recensés à bord, sans compter l’équipage. Les opérations, entamées dans l’obscurité, se poursuivent désormais à la faveur du jour.
Bilan provisoire et opérations en cours
Le navire, identifié comme le MV Barima, a sombré au large des côtes de la République coopérative du Guyana, en Amérique du Sud, alors qu’il mettait le cap sur Port Kaituma. Dans un message diffusé en direct durant la nuit, le ministre des Travaux publics Juan Edghill a fait état, vers 03h15 (09h15 heure de Paris), de premières personnes « repêchées » en vie et de l’acheminement d’un autre ferry pour porter assistance. Quelques heures plus tard, le Premier ministre Mark Phillips a précisé que 53 survivants avaient été récupérés et que la visibilité améliorée facilitait désormais les recherches.
« Il fait jour maintenant », a déclaré le Premier ministre guyanien, évoquant des opérations de secours rendues plus aisées par la lumière du matin.
Itinéraire et matériel de sécurité
Le MV Barima avait quitté Georgetown aux alentours de 15h00 (21h00 à Paris) pour rejoindre Port Kaituma, en direction de l’ouest. Selon les précisions des autorités, 116 passagers se trouvaient à bord, en plus de l’équipage. Le navire disposait de 250 gilets de sauvetage, de deux canots rigides et de six embarcations gonflables de secours. Le nombre exact de personnes présentes au moment du chavirement, équipage compris, et leur état ne sont pas encore établis publiquement.
| Éléments clés | Données connues |
|---|---|
| Départ | Georgetown, vers 15h00 (21h00 heure de Paris) |
| Destination | Port Kaituma (district du Nord-Ouest) |
| Personnes à bord | 116 passagers (+ équipage) |
| Rescapés confirmés | 53 (bilan provisoire) |
| Équipements de sécurité | 250 gilets, 2 canots rigides, 6 embarcations gonflables |
| Heure du premier bilan | 03h15 (09h15 à Paris) |
Un maillon essentiel du transport intérieur
Le MV Barima appartient au ministère des Transports et des Ports et fait partie d’une flotte de quatre ferrys desservant la région de l’Essequibo, une zone riche en pétrole et en partie contestée par le Venezuela. Dans ce pays largement couvert de forêts tropicales, parcouru par un dense réseau de rivières, les liaisons fluviales sont cruciales pour le déplacement des passagers et l’acheminement des marchandises. Le recours à ces navires est quotidien pour de nombreuses communautés isolées, y compris dans le district du Nord-Ouest où se dirigeait le ferry sinistré.
Questions autour de l’état du navire
Les circonstances précises du chavirement n’avaient pas été rendues publiques au moment de la communication des autorités. Des interrogations portent sur l’âge et l’état du navire, alors que le média local Demerara Waves Online News évoque un « vieux bateau ». La presse locale rappelle par ailleurs que l’un des ferrys de la flotte, le MV Kimbia, a nécessité d’importantes réparations en raison de sa longévité (44 ans), selon un article paru en mars. Le Barima aurait, lui, fait l’objet d’une restauration en 2017. Aucune autorité ne s’est prononcée à ce stade sur une cause possible, et il est trop tôt pour déterminer si des facteurs techniques, de chargement ou météorologiques ont joué un rôle.
Mobilisation et suites attendues
Un second ferry a été dépêché sur zone pour fournir des soins d’urgence et renforcer la recherche de survivants. Les opérations, désormais menées en plein jour, doivent se poursuivre au fil des heures. Un point de situation officiel est attendu à mesure que les équipes de secours progressent et que le recensement des passagers, de l’équipage et des rescapés se précise.
- Les autorités guyaniennes confirment au moins 53 survivants et des recherches toujours en cours.
- Le navire desservait une route intérieure essentielle dans un pays à la géographie contraignante.
- Le contexte matériel du ferry et de la flotte soulève des questions, sans conclusion à ce stade.
Le Guyana est le seul pays anglophone du nord de l’Amérique du Sud. Son littoral et ses cours d’eau structurent une part importante des transports. Dans ce cadre, le naufrage du MV Barima, propriété de l’État, met en lumière la dépendance de vastes territoires à des moyens fluviaux et la nécessité d’un suivi rigoureux de la sécurité maritime intérieure. Les autorités n’ont, pour l’instant, communiqué ni liste nominative des personnes à bord, ni détail sur d’éventuelles victimes, et appellent à la patience le temps de finaliser les opérations de secours.