Arrestation et incarcération à Drummondville
Mylène Hébert a été appréhendée par des agents de la Sûreté du Québec dimanche en soirée à Drummondville, puis conduite en détention. Cette interpellation fait suite à une condamnation pour outrage au tribunal prononcée le 13 juillet par le juge Antoine Aylwin. La décision la frappait d’une peine de huit mois de prison et d’une amende de 10 000 $, avec l’ordre de se présenter aux autorités dans un délai de cinq jours, échéance atteinte dimanche.
Ordonnances ignorées et publications en cause
Selon les éléments versés au dossier, Mme Hébert diffusait depuis plus d’un an, sur ses réseaux, des contenus qualifiés par la justice de diffamatoires à l’encontre d’Alain Carrier, ex-maire de Drummondville (mandat 2020–2021) et actionnaire majoritaire de l’entreprise Performance N.C., qui emploie plus de 400 personnes dans huit succursales. Les publications, qui visaient aussi ses avocats, liaient faussement M. Carrier à des réseaux criminels. Malgré des mesures provisoires ordonnées par la Cour supérieure lui enjoignant de retirer ces contenus, Mme Hébert ne s’est pas conformée à plusieurs reprises, accumulant des amendes avant d’être condamnée pour outrage.
Les tribunaux relèvent que Mylène Hébert a « multiplié les publications “diffamatoires” envers Alain Carrier sur les réseaux sociaux, “en l’associant de façon mensongère à un réseau de pédophilie ainsi qu’à du trafic sexuel humain de personnes majeures” ».
La principale intéressée se présente pour sa part sur ses plateformes comme « une survivante de trafic humain pédocriminel et de violence institutionnelle ». Son audience en ligne est significative : sa page Facebook rassemble plus de 24 000 abonnés et elle administre plusieurs groupes réunissant des milliers de membres.
Chronologie récente et mobilisation publique
Après le prononcé de la peine mi-juillet, Mme Hébert disposait de cinq jours pour se livrer. Entre-temps, elle a organisé des rassemblements devant un poste de la SQ sur le boulevard Saint‑Joseph à Drummondville et déclaré mener une grève de la faim et de la soif. Les policiers l’ont finalement arrêtée vers 20 h dimanche, mettant fin à cette séquence de confrontation ouverte avec les injonctions judiciaires.
Enjeux juridiques et cadre des décisions
Le dossier illustre la portée coercitive de l’outrage au tribunal lorsqu’une personne ne se conforme pas à des ordonnances de la Cour, en particulier dans le contexte des réseaux sociaux où la diffusion de contenus peut être rapide et massive. Dans ce cas précis, la justice a considéré que le maintien en ligne des messages litigieux, en dépit d’injonctions réitérées, justifiait une peine privative de liberté et une sanction financière afin d’assurer l’exécution des décisions.
- Condamnation pour outrage au tribunal après non-respect d’ordonnances de retrait de contenus.
- Publications visant un ancien élu et ses avocats, qualifiées de diffamatoires par la justice.
- Arrestation par la Sûreté du Québec et incarcération dimanche soir.
Données clés de l’affaire
| Élément | Information |
|---|---|
| Peine prononcée | 8 mois d’emprisonnement |
| Amende | 10 000 $ |
| Délai pour se livrer | 5 jours (échéance dimanche) |
| Arrestation | Dimanche, vers 20 h, à Drummondville |
| Personne visée par les publications | Alain Carrier, ex-maire (2020–2021) |
| Entreprise mentionnée | Performance N.C. (plus de 400 employés, 8 succursales) |
| Audience en ligne de M. Hébert | Plus de 24 000 abonnés Facebook, groupes de milliers de membres |
Suite de procédure et présomption d’innocence
La peine vise uniquement l’outrage au tribunal, une infraction procédurale liée au non-respect d’ordonnances, et ne préjuge pas d’éventuelles procédures au fond en matière de diffamation. Les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence pour tout autre volet pénal qui ne ferait pas l’objet d’une condamnation définitive. Aucune information complémentaire n’a été communiquée à ce stade sur d’éventuels recours.
Contactée par la police, Mme Hébert a été conduite en établissement carcéral afin d’exécuter la décision. Les autorités n’ont pas fait état d’incidents lors de l’arrestation. L’exécution de la peine met fin, pour l’heure, à une séquence marquée par des injonctions répétées, des sanctions pécuniaires et des appels publics relayés sur des pages suivies par un large public.