Donald Trump a affirmé lundi, via son réseau social, qu’aucune arrestation ne serait exécutée contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou tant que celui-ci se trouvera sur le territoire des États-Unis. Cette déclaration intervient deux jours après que le maire de New York, Zohran Mamdani, a évoqué la possibilité d’une arrestation lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, au regard d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).
Contexte et réactions
Les propos du président américain surviennent après une interview du maire new-yorkais dans laquelle ce dernier affirmait être engagé dans des « discussions actives » sur la possibilité juridique d’interpeller un dirigeant étranger présent à New York. Mamdani a également déclaré qu’il considérait que Netanyahou devait se rendre à La Haye, qualifiant le Premier ministre d’« auteur présumé d’actes punissables » au regard du mandat émis par la CPI.
« Benjamin Netanyahu ne sera pas arrêté, sous quelque forme que ce soit, tant qu’il se trouve aux États‑Unis d’Amérique. »
Les propos du maire ont été dénoncés par des responsables israéliens, tandis que l’accord de 1947 relatif au siège de l’ONU à New York prévoit que les autorités américaines, étatiques ou locales, ne doivent pas entraver le transit des représentants des États membres. L’Assemblée générale, rendez‑vous annuel des chefs d’État et de gouvernement, doit se tenir en septembre au siège de l’ONU.
Enjeux juridiques et diplomatiques
- Statut diplomatique : l’accord de 1947 encadre la protection des délégations et le libre transit des représentants à New York.
- Compétence et pouvoir d’intervention : le maire de New York a lui‑même reconnu l’incertitude sur ses prérogatives pour interpeller un chef d’État étranger.
- Répercussions internationales : toute tentative d’arrestation d’un personnage politique de premier plan lors d’un sommet mondial risquerait d’avoir des conséquences diplomatiques immédiates.
| Acteur | Position |
|---|---|
| Donald Trump | Promet qu’aucune arrestation n’aura lieu aux États‑Unis |
| Zohran Mamdani (maire NY) | Évoque des discussions sur la possibilité juridique d’un arrêt |
| Cour pénale internationale | Détient un mandat d’arrêt vis‑à‑vis du Premier ministre (mention dans les débats) |
La déclaration présidentielle vise à apaiser un débat naissant sur la sécurité et le statut des dirigeants étrangers sur le sol américain, tout en plaçant la question au cœur d’un conflit juridique entre obligations internationales et prérogatives nationales ou locales. Les prochaines semaines, et notamment les échanges diplomatiques en vue de l’Assemblée générale de l’ONU, permettront d’éclaircir les suites possibles de ces prises de position publiques.