Le 9 juillet dernier, au Château de Colonster, a été officiellement présenté le projet IMPRESS (Implementation Science for Patient Safety and System Resilience), une initiative portée par l'Université de Liège et le CHU de Liège. L'objectif affiché consiste à développer et à tester une boîte à outils destinée à aider les établissements de santé de la région Meuse‑Rhine à mieux signaler les incidents, à conduire des simulations et à organiser des débriefings cliniques.
Un dispositif co‑construit avec patients et professionnels
La méthodologie prévoit d'associer étroitement patients et soignants à la création de l'outil, afin de proposer des procédures concrètes, une documentation structurée et des recommandations opérationnelles. Les promoteurs insistent sur le caractère pragmatique de l'approche : il s'agit d'outiller les équipes pour qu'elles puissent intégrer durablement ces pratiques dans leur fonctionnement quotidien.
Phase pilote et évaluation
La première phase consistera en une formation des professionnels à l'utilisation de la boîte à outils, suivie d'une expérimentation dans dix hôpitaux répartis en Belgique, aux Pays‑Bas et en Allemagne. Au moins 300 professionnels et 1 500 patients participeront à ce test initial. L'évaluation reposera sur plusieurs indicateurs : durée du séjour, expérience des patients, fréquence d'utilisation de l'outil, maintien des pratiques après six et douze mois, ainsi que l'évolution de la perception de la sécurité.
"aujourd'hui encore, une proportion significative de patients déclare avoir été confrontée à des événements indésirables [erreur de médication, accident, etc.] lors d'une hospitalisation"
Ambitions et conditions de diffusion
Si les résultats du pilote sont jugés probants, la boîte à outils pourra être déployée à plus grande échelle, avec le soutien des décideurs politiques et d'un comité consultatif mis en place pour faciliter la diffusion régionale, voire internationale. Les porteurs du projet veulent que les établissements deviennent plus résilients et que les parcours patients soient plus sûrs.
Ce que cela signifie pour les patients de la région
Pour les usagers, le projet vise à réduire les préjudices évitables et à améliorer la qualité perçue des soins. Concrètement, les patients participant au pilote contribueront à évaluer l'impact des nouveaux outils sur leur expérience et sur les processus hospitaliers. Pour les équipes soignantes, il s'agit d'une opportunité de formaliser des pratiques — signalement, simulation et débriefing — susceptibles d'améliorer la sécurité collective.
- Lancement : 9 juillet, Château de Colonster
- Porteurs : ULiège et CHU de Liège
- Phase pilote : 10 hôpitaux transfrontaliers
- Participants : au moins 300 professionnels et 1 500 patients
| Élément | Données |
|---|---|
| Hôpitaux impliqués | 10 (Belgique, Pays‑Bas, Allemagne) |
| Professionnels | ≥ 300 |
| Patients | ≥ 1 500 |
Le projet IMPRESS s'inscrit dans une dynamique transfrontalière qui reconnaît la nécessité d'harmoniser et de renforcer les pratiques de sécurité au‑delà des frontières administratives. Les résultats du pilote, attendus après la phase d'expérimentation, permettront de juger de l'utilité et de la transférabilité de la boîte à outils dans d'autres contextes hospitaliers.