Croissance en berne au second trimestre
Le Bureau national des statistiques de Chine a annoncé que le produit intérieur brut a progressé de 4,3% au deuxième trimestre 2026, contre 5% au premier trimestre. Ce chiffre constitue la plus faible hausse enregistrée depuis la fin de 2022 et se situe sous les prévisions des analystes.
Des secteurs qui tirent, d'autres qui freinent
La lecture des données montre une économie de plus en plus contrastée. D'un côté, les exportations et la production industrielle — en particulier les segments liés aux hautes technologies et à l'intelligence artificielle — continuent de soutenir la croissance. De l'autre, la consommation, l'immobilier et l'investissement restent faibles, pesant sur la demande intérieure et limitant l'effet d'entraînement sur l'ensemble de l'économie.
« la vigueur des exportations chinoises ne se limite pas à l'essor de l'IA et reflète également la compétitivité de la Chine dans l'ensemble du secteur manufacturier de pointe »
Quelles attentes ont été déjouées ?
Les prévisions publiques différaient légèrement mais la majorité anticipait une croissance supérieure à celle publiée : sondages et banques tablaient sur des chiffres allant de 4,46% à 4,6%. Le résultat réel est donc en-dessous de ces estimations, ce qui peut peser sur le sentiment des marchés et sur les anticipations de croissance mondiale.
- PIB T1 2026 : +5,0%
- PIB T2 2026 : +4,3%
- Prévisions d'analystes : entre 4,46% et 4,6%
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Croissance PIB T1 2026 | 5,0% |
| Croissance PIB T2 2026 | 4,3% |
| Fourchette d'attentes | 4,46% – 4,6% |
Conséquences pour les entreprises et les ménages
Pour les entreprises belges exposées à la Chine via les chaînes d'approvisionnement ou les marchés d'exportation, un ralentissement plus marqué de la demande intérieure chinoise peut se traduire par :
- une baisse des commandes sur certains segments exportateurs non liés à l'IA ;
- une pression sur les prix des matières premières industrielles si la demande manufacturière faiblit ;
- une possible volatilité accrue des taux de change et des marchés financiers.
Pour les ménages, l'impact est plus indirect : une croissance chinoise plus faible peut ralentir la reprise mondiale, peser sur l'activité industrielle européenne et, à terme, modérer la création d'emplois et l'évolution des prix dans les secteurs exposés.
Le risque d'une économie « en K »
Les économistes évoquent une divergence croissante entre des segments très dynamiques — tirés par les exportations et la high-tech — et d'autres secteurs en difficulté. Ce schéma en « K » signifie que la robustesse de quelques pôles ne suffira probablement pas à compenser des faiblesses structurelles, notamment si la consommation et l'investissement restent atones.
La trajectoire à court terme dépendra des mesures de soutien chinoises ciblant la demande intérieure et l'immobilier, ainsi que de l'évolution des marchés internationaux pour les produits technologiques. Pour les acteurs économiques belges, la vigilance sur les signaux d'affaiblissement des débouchés et sur la chaîne d'approvisionnement demeure essentielle.