Le projet de renforcement de la Lex Koller visant à freiner les achats étrangers sur le marché du logement a relancé un débat national marqué. L'exécutif fédéral propose notamment qu'à l'avenir, les personnes domiciliées à l'étranger ne puissent plus acquérir d'actions de sociétés immobilières résidentielles cotées en Bourse.
Ce que propose l'État
La procédure de consultation du dossier s'est achevée mercredi. L'objectif affiché est de répondre à la « situation tendue » sur le marché du logement par un cadre plus strict sur la participation étrangère dans le secteur résidentiel coté.
Réactions politiques et économiques
Sur le plan politique, le projet trouve des appuis inattendus : le PS et l'UDC ont exprimé leur soutien, estimant que les capitaux venus de l'étranger contribuent à la hausse des prix immobiliers. À l'opposé, des voix du monde économique s'alarment des conséquences pour la place financière et pour les sociétés concernées.
- Associations professionnelles et sociétés immobilières : opposition ferme.
- Centre et Groupement suisse pour les régions de montagne : critiques sur les effets économiques.
- Plusieurs sociétés immobilières cotées : menace de retrait de la Bourse.
Point de tension : l'obligation de contrôle
La mesure comprend une obligation de contrôle destinée à vérifier la conformité des acquisitions. Ce point précis est contesté par certains acteurs du secteur. Comme l'a résumé un dirigeant du monde de l'immobilier :
« L'obligation de contrôle proposée est irréaliste. »
Cette phrase, attribuée à Marco Feusi, directeur de Hiag, reflète l'inquiétude sur la faisabilité opérationnelle et les coûts potentiels liés à la mise en œuvre du dispositif.
Conséquences économiques et enjeux pour les ménages
Si l'intention du gouvernement est de modérer la pression haussière sur les prix résidentiels, l'impact réel dépendra de l'ampleur des restrictions et de la réaction des investisseurs institutionnels et des sociétés cotées. Les entreprises du secteur craignent une perte d'attractivité boursière et des sorties de capitaux, tandis que les ménages pourraient voir une stabilisation des prix seulement si les achats étrangers constituent une part significative de la demande.
| Acteur | Position |
|---|---|
| PS et UDC | Soutien |
| Associations économiques, Centre, Groupement pour régions de montagne | Opposition |
| Sociétés immobilières cotées | Menace de retrait de la Bourse |
La suite de la procédure dépendra maintenant des retours de la consultation et des décisions politiques à venir. Entre protection du marché résidentiel et préservation de la place économique, le débat devrait rester vif dans les semaines à venir.