Le produit intérieur brut du Royaume‑Uni a augmenté de 0,1 % au mois de mai, un résultat en ligne avec les attentes médianes des économistes, selon les chiffres publiés jeudi par l'Office for National Statistics (ONS). Cette croissance mensuelle repose essentiellement sur la bonne tenue du secteur des services, tandis que l'industrie et la construction ont reculé.
Une dynamique trimestrielle qui marque un léger ralentissement
Sur la période de trois mois s'achevant en mai, le PIB britannique a progressé de 0,7 %, contre 0,8 % lors du trimestre précédent (ce chiffre ayant été révisé à la hausse). L'ONS souligne que, même si la croissance reste positive sur le trimestre, le rythme s'est légèrement infléchi avec des signes de faiblesse au cours des deux derniers mois.
Où se situe la croissance ?
Les services ont été le principal moteur : la programmation informatique et la publicité ont de nouveau soutenu l'activité. Certaines branches industrielles ont cependant bien performé, à l'image de l'industrie pharmaceutique, décrite comme « souvent volatile » mais ayant affiché des résultats favorables sur la période.
« L'économie a affiché une croissance robuste au cours des trois mois se terminant en mai, bien que le rythme se soit légèrement infléchi, les deux derniers mois montrant des signes de faiblesse », a déclaré Liz McKeown, directrice des statistiques économiques à l'ONS.
Impacts pour les ménages et les entreprises
- Pour les ménages : une croissance modeste limitera probablement la création d'emplois et la hausse des salaires réels à court terme, ce qui entretient les tensions sur le pouvoir d'achat.
- Pour les entreprises : les services numériques et la publicité restent des relais de croissance, alors que les secteurs manufacturiers et la construction peuvent faire face à des pressions sur la demande.
- Pour les décideurs : le léger ralentissement trimestriel est une information clé pour la politique monétaire et fiscale, sans être encore de nature à transformer fondamentalement les perspectives.
Données clés
| Période | Variation du PIB |
|---|---|
| Mois de mai (mensuel) | +0,1 % |
| Trois mois se terminant en mai | +0,7 % |
| Trois mois précédents (révisé) | +0,8 % |
En l'absence d'autres éléments nouveaux dans la publication, la lecture détaillée par branche montre un Royaume‑Uni où les services continuent d'occuper une place centrale dans la création de valeur, tandis que l'industrie et la construction demeurent vulnérables aux cycles et aux chocs de demande. Pour les acteurs économiques belges et internationaux, ces chiffres appellent à suivre de près l'évolution de la consommation des services et l'impact potentiel sur les chaînes d'approvisionnement et la confiance des entreprises.