Le gouvernement a confirmé mercredi la hausse du taux du Livret A : à partir du 1er août, la rémunération sera portée à 1,7%. L'annonce a été faite par le ministre de l'Économie et des Finances lors du journal télévisé, suivant la recommandation de la Banque de France.
Pourquoi cette hausse intervient-elle maintenant ?
Le mécanisme de révision du taux du Livret A repose sur la moyenne de l'inflation hors tabac et du taux €STR sur les six derniers mois, calcul réalisée par la Banque de France. La décision reflète l'impact des tensions inflationnistes du printemps, qui ont porté l'inflation à 2,4% en mai avant un repli à 1,8% en juin, selon l'Insee. Par ailleurs, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs début juin, ce qui pèse sur le coût de l'argent et les taux de court terme.
« Le taux du livret A montera à 1,7% », a confirmé le ministre de l'Économie.
Conséquences pour les ménages et l'épargne
Pour les épargnants, la hausse est modeste mais symbolique : elle représente un réajustement après plusieurs trimestres de baisse. Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) bénéficieront de la même augmentation. En revanche, le Livret d'épargne populaire (LEP), destiné aux ménages modestes, restera inchangé à 2,5%, un niveau toujours supérieur à l'inflation actuelle.
- Entrée en vigueur : 1er août pour le Livret A.
- Nouveau taux Livret A/LDDS : 1,7%.
- Taux du LEP maintenu : 2,5%.
Contexte chiffré et rappel historique
Le Livret A avait atteint un plafond de 3,0% il y a environ trois ans avant de décroître progressivement pour atteindre 1,5% au 1er février 2026. La remontée annoncée stabilise partiellement le pouvoir d'achat des petits placements réglementés face à une inflation qui a connu une pointe ce printemps.
| Période | Taux Livret A |
|---|---|
| Il y a ~3 ans | 3,0% |
| 1er février 2026 | 1,5% |
| 1er août 2026 | 1,7% |
Pour les ménages, l'effet réel dépendra de l'inflation future : si les prix poursuivent leur décrue, la rémunération retrouvée sera plus attractive. Pour les banques et le système financier, ces ajustements encadrés par la réglementation restent une variable de stabilité des dépôts réglementés.
Au-delà du chiffre, la décision illustre la manière dont les instruments d'épargne réglementée s'ajustent aux mouvements macroéconomiques et à la politique monétaire européenne, avec des implications directes pour le pouvoir d'achat des petits épargnants.