La lutte contre la récente flambée d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) se heurte à une difficulté majeure : une grève dite « illimitée » menée par des professionnels de santé qui refusent de reprendre le travail tant que leurs revendications financières ne sont pas satisfaites. Les zones de santé de Butembo et Beni, dans l'est du pays, ainsi que Kisangani, dans le nord-est, sont particulièrement touchées.
Des services ralentis alors que la riposte doit rester active
Selon les comptes rendus en circulation, médecins, infirmiers, laborantins, agents de surveillance communautaire et personnels de soutien maintiennent leur mobilisation. Les structures impliquées dans la riposte fonctionnent au ralenti : des consultations non urgentes sont perturbées et certaines activités sur le terrain sont limitées. Malgré cela, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, la recherche des cas contacts, la vaccination ciblée et la prise en charge des patients, mais avec des capacités réduites.
« Nous ne pouvons pas continuer à risquer nos vies sans être rémunérés. Nous reprendrons le travail lorsque le gouvernement aura payé nos salaires et nos primes de risque »
Ce message, rapporté par plusieurs grévistes, résume la détermination du mouvement : les professionnels exigent des paiements effectifs des salaires et des primes de risque promis dans le cadre de la riposte. Les organisations syndicales du secteur confirment que les engagements annoncés jusqu'à présent ne suffisent pas et réclament des versements concrets avant toute suspension de la grève.
Conséquences sur la riposte et points de tension
La poursuite de la grève intervient à un moment où la vigilance est cruciale. Les perturbations peuvent retarder :
- la recherche active des contacts des cas confirmés ;
- les campagnes de vaccination ciblée ;
- la prise en charge rapide des patients suspectés ou confirmés d'Ebola ;
- la continuité des soins non liés à l'épidémie dans les zones affectées.
Ces limitations de fonctionnement augmentent le risque d'une circulation prolongée du virus et compliquent la coordination des équipes locales et internationales engagées dans la riposte.
| Zones concernées | Principales répercussions |
|---|---|
| Butembo, Beni | Fonctionnement ralenti des structures, perturbation des consultations non urgentes |
| Kisangani | Mobilisation du personnel et réduction des activités de terrain |
À ce stade, les sources rapportent que les soignants maintiendront la grève jusqu'à un règlement effectif de leurs revendications salariales et de paiement des primes de risque. Les autorités et les syndicats sont devant un défi délicat : concilier des engagements financiers et la nécessité immédiate d'une riposte sanitaire efficace pour contenir la flambée.
La situation reste évolutive. Les acteurs internationaux et régionaux de santé suivent de près l'impact de la mobilisation sur les opérations de contrôle de l'épidémie. Toute dégradation de la capacité d'intervention locale pourrait nécessiter une adaptation des stratégies de réponse.