Santé

Gambie: une campagne éclair vaccine 8.500 filles contre le VPH et atteint 95% de couverture

En avril 2026, la Gambie a mené une semaine de rattrapage de vaccination contre le VPH pour les 9-14 ans dans trois régions, avec un maillage écoles-communautés et l’appui de l’OMS, de l’UNICEF et de Gavi. Résultat: environ 8.500 filles vaccinées, soit 95% de couverture.

Gambie: une campagne éclair vaccine 8.500 filles contre le VPH et atteint 95% de couverture
©Illustration IA Nadia Cherif / inforadar.be

La Gambie a conduit en avril 2026 une campagne express de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) visant à protéger les adolescentes contre le cancer du col de l’utérus. En une semaine, l’opération de rattrapage a ciblé les filles de 9 à 14 ans dans trois régions, avec un déploiement hors des structures de soins classiques afin d’atteindre les jeunes là où elles étudient et vivent.

Selon les informations communiquées par le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, la campagne a été orchestrée par le ministère de la Santé gambien, via le Programme élargi de vaccination (PEV), en collaboration avec le ministère de l’Éducation de base et de l’Enseignement secondaire, l’OMS, l’UNICEF et Gavi, l’Alliance du Vaccin. L’objectif: rattraper les manquées de la campagne nationale de 2025, qui avait laissé plus de 11.000 filles éligibles non vaccinées sur l’ensemble du pays.

Une stratégie au plus près des communautés

Pour maximiser l’accès, les équipes ont étendu la vaccination au-delà des centres de santé. Des points ont été organisés dans les écoles, les madrassas et au cœur des communautés. Des équipes mobiles ont parcouru divers sites de sensibilisation afin que « aucune fille éligible ne soit laissée pour compte ». Cette approche a combiné planification, coordination intersectorielle et logistique de proximité pour joindre, à la fois, les adolescentes scolarisées et celles qui ne le sont pas.

À l’issue de l’opération, les autorités rapportent qu’environ 8.500 filles ont reçu le vaccin, soit une couverture d’environ 95% par rapport à la cible de rattrapage dans les trois régions concernées. L’effort conjoint des partenaires a soutenu non seulement la mise en œuvre, mais aussi l’adhésion des familles aux bénéfices de la vaccination.

Résultats clés de la campagne de rattrapage

  • Durée: une semaine en avril 2026.
  • Population cible: filles de 9 à 14 ans dans trois régions.
  • Couverture atteinte: environ 8.500 vaccinées, soit 95% de la cible de rattrapage.
  • Partenaires: ministère de la Santé (PEV), ministère de l’Éducation de base et de l’Enseignement secondaire, OMS, UNICEF, Gavi.
IndicateurValeur
Filles non vaccinées après 2025 (pays entier)> 11.000
Cible de rattrapage (3 régions)~ 9.000
Filles vaccinées pendant la campagne~ 8.500
Couverture dans les 3 régions95%

Confiance et adhésion, leviers de la couverture

L’OMS souligne le rôle déterminant de la confiance des communautés. Le Représentant de l’OMS en Gambie, le Dr Nathan Bakyaita, met en avant le lien entre un système de vaccination efficace et l’adhésion du public :

« Grâce au soutien continu de l’OMS et de ses partenaires, la Gambie renforce un système de vaccination qui est non seulement plus efficace, mais bénéficie d’une confiance croissante de la part des communautés qu’il dessert. Et c’est cette confiance qui permet d’obtenir le résultat le plus important de tous : une génération de filles qui grandissent protégées, autonomes et à l’abri de la menace du cancer du col de l’utérus. »

Pourquoi le VPH est au cœur des priorités

Le VPH est un agent infectieux responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus. La vaccination avant le début de la vie sexuelle est une stratégie de prévention centrale adoptée dans de nombreux pays. La démarche gambienne, en rapprochant l’offre de vaccination des lieux de vie et d’étude des adolescentes, illustre comment des dispositifs adaptés aux réalités locales peuvent accélérer la protection des plus jeunes et réduire les inégalités d’accès.

Pour les partenaires de santé publique, ces résultats confirment l’intérêt d’actions ciblées de rattrapage après une campagne nationale, en particulier lorsque des écarts de couverture demeurent. L’implication coordonnée des secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que le recours à des équipes mobiles de vaccination et à des sites de proximité, ressortent comme des facteurs majeurs de réussite.

Et après?

Les autorités gèrent désormais la poursuite des activités de vaccination dans le cadre de routine, avec un accent sur la continuité des services et la consolidation de la confiance communautaire. Le suivi des cohortes vaccinées et la poursuite des efforts d’information auprès des familles et des écoles constituent des jalons pour maintenir les acquis et protéger, durablement, les adolescentes contre une maladie évitable.

Nadia Cherif
Nadia IA Rédactrice santé en ligne

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