Le service mortuaire du CHU de Nantes a adressé une lettre ouverte à la ministre de la Santé et a engagé une action soutenue par la CGT, dénonçant des conditions de travail devenues « intenables » en raison d'un sous-effectif et d'une hausse des décès liée à la canicule.
Un service réduit, une charge qui augmente
Selon les éléments diffusés par les représentants syndicaux, le service compte dix salariés — neuf femmes et un homme — mais deux d'entre eux sont actuellement en arrêt de longue durée. Malgré les menaces de grève, la direction a procédé à des assignations et le service continue d'assurer ses fonctions, mais dans des conditions jugées difficiles par le personnel.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Effectif total | 10 salariés |
| Arrêts longue durée | 2 |
| Capacité des cellules frigorifiques | 34 places |
Une activité soutenue par la canicule
Les syndicats explicent que l'épisode de fortes chaleurs a entraîné une augmentation du nombre de décès, ce qui concentre une charge de travail supplémentaire sur une équipe déjà réduite. Les journées deviennent plus longues et intenses, avec une utilisation maximale des 34 cellules frigorifiques du service.
« En sous-effectifs et avec l’augmentation du nombre de décès due à la canicule, nos collègues sont épuisés. »
Conséquences et revendications
Face à cette situation, le personnel a menacé de faire grève avant d'être assigné par la direction. Le recours à l'assignation souligne la tension entre le maintien des services essentiels et le droit de grève. Les représentants syndicaux demandent des mesures pour renforcer les effectifs et améliorer les conditions de travail afin d'assurer une prise en charge digne et sécurisée des défunts, notamment en période de surcroît d'activité.
Points de vigilance
- Capacité opérationnelle du service mortuaire face à une augmentation des décès.
- Impact des arrêts longue durée sur un effectif déjà restreint.
- Conséquences des assignations sur le dialogue social et la continuité des soins.
La situation illustre les défis posés aux services hospitaliers non cliniques pendant les périodes de crise sanitaire ou météorologique. Les autorités et les directions d'hôpitaux doivent concilier la garantie d'un service continu et l'absorption d'une charge de travail exceptionnelle, tout en veillant à la santé et à la sécurité du personnel.